VII
ventral postérieur, elle est seulement un peu entamée par une sorte de double écusson, formé de deux plaques elliptiques où les téguments sont plus épaissis. C’est sur ces plaques que se trouvent les orifices génitaux mâles, au milieu des dix-huitième et vingtième anneaux et sur la même ligne que la rangée de soies inférieures. Les quatre pénis font saillie à l'extérieur et se distinguent immédiatement surtout à l’intérieur du corps par leur aspect nacré. Chacun d'eux est formé par quatre soies courbes", diminuant graduellement d'épaisseur de la base au sommet et terminées par un crochet qui est tantôt simple et régulièrement courbe, tantôt deux fois recourbé à angle droit; sa pointe, qui est dans tous les cas très-aiguë, est reliée de chaque côté au reste de la soie par un repli chitineux légèrement et irrégulièrement dentelé à son bord libre. Ces replis et le crochet constituent ainsi une sorte de gouttière.
Dans une certaine longueur, à partir du crochet, la surface de chaque soie est couverte de pointes acérées, dirigées vers l'extrémité libre et placées comme des écailles sur la soie. À mesure que l’on s'éloigne de l'extrémité libre, ces pointes, d'abord très-serrées et presque contiguës, s'écartent de plus en plus et finissent par disparaître. Un autre caractère remarquable se manifeste encore dans toute la longueur du premier tiers de la soie. À partir d’une petite distance du crochet, l'intérieur de la soie semble formé d’une série de disques alternativement clairs et obscurs, placés les uns au-dessus des autres; les disques obscurs paraissent plus épais que les disques clairs qui, de leur côté, se continuent sans interruption avec le revêtement chitineux extérieur de la soie. Ces disques vont en s’élargissant et diminuant de plus en plus d'épaisseur, à mesure que l’on s'éloigne de l'extrémité crochue. Ils finissent par occuper toute l'épaisseur de la soie. À partir
de ce moment, on cesse bientôt de les distinguer à l’intérieur de