‹ Recherches pour servir à l'histoire des lombriciens terrestresChapitre 65 sur 90 · PI. 1v, fig. 77, o et 84, o · texte numérisé non relu

PI. 1v, fig. 77, o et 84, o

Ce sont là les ovaires beaucoup plus volumineux que partout ailleurs, bien que les œufs n’atteignent pas des dimensions très-considérables. Ils sont cependant visibles à l'œil nu comme de petites granulations prenant, quand Pœuf a acquis son maximum de développement, l'apparence d’une sphérule d’un blanc de craie. Ces granulations disparaissent vers l'extrémité postérieure du cul-de-sac ovarique, où l’on trouve une multitude d'œufs en voie de formation. Malgré le séjour prolongé de l'animal dans l’alcool, toutes les parties constitutives des œufs sont les plus faciles à distinguer.

En suivant chaque ovaire antérieurement on le voit passer en sautoir au-dessus de la vésicule séminale” située de son côté’ puis se réfléchir, passer au-dessous du canal excréteur de cette vésicule ét se diriger vers la bandelette nerveuse ventrale, pour s’insérer très-près d'elle, au point de jonction des téguments et de la face postérieure de la cloison qui sépare le onzième anneau du douzième.

L'insertion se fait si près de la bandelette nerveuse qu’en arrachant la pénoncule de l'ovaire, on enlève en même temps une portion de cette bandelette dont tous les éléments, fibres et cellules, sont encore de la plus grande netteté.

Dans ce trajet, l'ovaire n’est pas absolument libre; on voit flotter autour de lui un large pavillon vibratile, formé dans sa partie évasée d'une membrane très-délicate dont le bord supérieur ondule de chaque côté de l'intestin et sur un plan au moins aussi élevé.

Immédiatement au-dessous de cette partie évasée, le pavillon se : prolonge en une sorte de cornet qui suit la même direction que l'ovaire et qui est fixé en dehors aux téguments par de délicats replis membraneux.

Toute la portion de ces cornets qui regarde extérieurement de

chaque côté est marquée de stries alternativement transparentes et

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