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reil de soutien quelconque destiné à donner à ce canal une rigidité suffisante pour pénétrer dans l’orifice des organes femelles.
Tout à l'heure nous avons vu cette rigidité produite au moyen de fibres musculaires; nous allons la voir maintenant empruntée aux soies locomotrices.
Que certaines soies puissent jouer un rôle dans l’accouplement, c'est là un point que Hering a le premier signalé. On les voit alors se modifier dans leurs formes, s’allonger beaucoup, de courbées qu'elles étaient devenir droites’, ou se couvrir d'ornements spéciaux ?. Ce sont en général les soies de la ceinture qui se modifient ainsi; mais, chez les Rhinodrilus, ces soïes sont en même temps les plus voisines des orifices génitaux mâles. Ainsi il ne saurait être douteux que les soies locomotrices puissent se prêter à une adaptation spéciale en vue de l’accouplement. C'est d’ailleurs toujours au voisinage des soies, ainsi que je l'ai déjà fait remarquer, que s'ouvrent soit les organes segmentaires, soit les canaux déférents.
Chez les Acanthodrilus, les canaux déférents et les sacs sétigères des anneaux correspondants ont la même ouverture, de telle sorte que les soies sont appliquées à la paroi intérieure du canal déférent. Ces soies deviennent d’ailleurs plus nombreuses, prennent une forme spéciale déjà décrite dans la deuxième partie de ce mémoire *, et sont renforcées d'assez nombreuses soies de remplacement plus courtes et incolores. L'ensemble de ces soies forme un véritable pénis recourbé qui fait généralement saillie au dehors et qu'on ne peut mieux comparer qu'aux longs spicules de certains Nématoïdes.
Ici, on le voit, l'adaptation des soies au rôle d’organe copulateur est complète ; leur forme et leur longueur paraissent les rendre tout
à fait inaptes au rôle d'organes locomoteurs.