‹ Recherches pour servir à l'histoire du système nerveux des céphalopodes dibranchiauxChapitre 12 sur 27 · B. — MASSE INFÉRIEURE OU SOUS-OESOPHAGIENNE DU COLLIER NERVEUX · texte numérisé non relu

B. — MASSE INFÉRIEURE OU SOUS-OESOPHAGIENNE DU COLLIER NERVEUX

Nous avons à étudier ici une niasse nerveuse composée de trois parties distinctes: l’une postérieure, la moins considérable; une autre moyenne, séparée de la première par un sillon qui existe au niveau où le cartilage présente une ouverture pour le passage des branches de l’aorte. La troisième est l’analogue du ganglion en patte d’oie du Poulpe et de l’Élédone.

a. Portion postérieure.

Elle est située (1) à peu près sur le même plan que les deux autres, et sur cette partie du cartilage céphalique dans laquelle sont creusées les cavités auditives. La face postérieure est limitée par un bord demi-circulaire en bas et sur les côtés, en haut par un bord droit. Les grands nerfs viscéraux prennent leur origine de la partie la plus abaissée de ce bord circulaire, sur la ligne médiane (2).

Un peu en dehors de ceux-ci naissent les nerfs postérieurs de l’entonnoir (3).

A l’union du bord circulaire et du bord droit, c’est-à-dire plus haut et plus en dehors, émanent les palléaux et leurs accessoires (à).

De la face inférieure, en avant des viscéraux, prennent naissance les nerfs de la grande veine, qui se portent vers l’origine des nerfs antérieurs de l’entonnoir, avant de se réfléchir en arrière (5).

Les faces latérales sont arrondies ; la supérieure est légèrement déprimée et se trouve en contact avec l’œsophage, les artères buccales et le conduit commun des glandes salivaires.

En avant, cette portion s’unit à la portion moyenne, dont elle

(1) Fig. 16 et fig. 49.

(2) Fig. 49, n° 11, et fig. 16, n° 10,

(3) Fig. 16, n° 5, et fig. 49, n° 16.

(4) Fig. 16, nos 7 et 8, et fig. 49, n° 10.

(5) Fig. 16, n° 4, et fig. 49, n° 13.

■est séparée par un sillon et par les branches de l’aorte qui le traversent.

b. Portion moyenne.

La portion moyenne est la plus considérable ; elle est séparée de la postérieure, comme je viens de le dire, par un sillon et par les branches de l’aorte qui le traversent. Ses faces latérales sont arrondies et présentent l’origine d’un ou deux nerfs (l) destinés aux membranes de l’œil.

De sa face inférieure naissent les nerfs antérieurs de l’entonnoir (2), et en dehors et un peu en arrière les auditifs (3).

Sa face supérieure est en contact avec l’œsophage.

La portion moyenne se continue en avant avec le ganglion en patte-d’oie.

c. Portion antérieure) ou ganglion en patte d’oie.

Le ganglion en patte d’oie est formé d’un ganglion bilobé, entouré par les nerfs des pieds, qui produisent à sa surface une série de lignes longitudinales.

Continu en arrière avec la portion moyenne, il en est séparé par un sillon transversal plus profond que celui qui existe entre les deux portions moyenne et postérieure.

Sa face inférieure ne repose plus sur le cartilage, qui ne s’étend guère plus loin en avant que la limite antérieure de la portion moyenne.

Elle repose donc sur la masse charnue que forme l’origine des bras.

Chacune des moitiés de ce ganglion donne naissance à cinq gros troncs nerveux (h) destinés, quatre aux bras égaux du même côté, le cinquième au long bras tentaculaire.

A l’origine du nerf du bras supérieur et du nerf du bras inférieur, émanent sur les faces latérales plusieurs petits nerfs (5)

(1) Fig. 49, n° 15.

(2) Fig. 49, n° 12.

(3) Fig. 49, n° 14.

(4) Fig. 49, n° 16, et fig. 16, n° 1

(5) Fig. 49, n° 16.

M\ JULES CUÉtlON.

qui se perdent clans les muscles de la tête et dans la masse charnue formée par la réunion des bras.

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