‹ Recherches pour servir à l'histoire du système nerveux des céphalopodes dibranchiauxChapitre 20 sur 27 · STRUCTURE DES CENTRES NERVEUX DU CALMAR · texte numérisé non relu

STRUCTURE DES CENTRES NERVEUX DU CALMAR

Collier œsophagien.

Le cerveau du Calmar est encore plus mou que celui de la Sèche, les coupes sont donc plus difficiles à obtenir; sa structure est la reproduction presque exacte de celle que la Seiche nous a permis de voir. C’est au moyen de têtes durcies par l’action de l’alcool hhO degrés que je suis parvenu à voir la structure du centre nerveux du Calmar. La dessiccation ne m’a donné aucun bon résultat, elle amène des retraits et des déchirures qui rendent toute recherche sérieuse impossible.

Le cerveau coupé longitudinalement présente une masse blanche antérieure peu développée, une masse moyenne et une calotte ressemblant absolument à celles de la Sèche. Les stries

SYSTÈME NERVEUX DliS CÉPHALOPODES.

longitudinales, que montre la surface de la calotte, ne pénètrent pas dans l’intérieur.

La portion sous-œsophagienne du collier ne présente d’autre différence que la grande élongation du ganglion en patte d’oie, qui porte le noyau antérieur de substance blanche fort en avant. Par sa structure, le collier nerveux du Calmar ressemble donc encore plus à celui de la Sèche, que celui de l’Élédone ne ressemble à celui du Poulpe; aussi ai-je cru inutile de surcharger mon travail de dessins qui n’auraient été que la reproduction des coupes du collier de la Sèche.

GANGLIONS

Je ne dirai rien du ganglion optique qui ressemble à celui des autres Céphalopodes déjà étudiés.

Les nerfs des bras se comportent dans le Calmar comme dans la Sèche, ils n’ont pas de véritables ganglions, mais ils renferment les mêmes éléments que les ganglions les mieux caractérisés du Poulpe.

J’ai étudié la structure du ganglion étoilé, par transparence, sur de jeunes individus (1). Le Calmar est le seul qui ait pu me permettre l’emploi de ce procédé, car je n’ai jamais eu à ma disposition de jeunes Poulpes, ni de jeunes Élédones, et les petites Sèches ont le ganglion étoilé aussi opaque que les plus grandes. Le nerf palléal donne à peu près la moitié de ses fibres au ganglion étoilé ; le faisceau pénètre en grande partie dans le ganglion et se termine vers le centre dans une masse un peu opaque ; je ne suis pas bien fixé sur le mode de terminaison de ces fibres qui m’ont semblé se diviser pour aboutir à des cellules. Les fibres des nerfs qui sortent du ganglion proviennent de deux origines : les plus profondes sont fournies par les cellules unipolaires qui forment la couche externe du ganglion, et qui toutes ont leur pôle dirigé vers le centre. Les fibres plus superficielles proviennent directement de celles du nerf qui n’ont pas pénétré au

(1) Fig. 58.

JULES CBÉRON.

centre du ganglion, mais qui ont parcouru sa face sous-cutanée au-dessous du névrilème, en divergeant pour se rendre à chaque nerf.

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