‹ Recherches pratiques et expérimentales sur l'agronomie (volume 2)Chapitre 24 sur 84 · SUR · texte numérisé non relu

SUR

LA VALEUR DES GRAINS ALIMENTAIRES (i).

Une des plus intéressantes questions qui se présentent dans l'étude de l'économie rurale, est celle qui tend à déterminer la valeur des grains employés à Talimentation des hommes ou des animaux.

On sait que, dans les transactions commerciales, le poids de riiectolitre exerce une influence décisive : sur les marchés, l'acheteur recherche toujours un blé lourd, une avoine lourde; il entend par là donner la préférence au grain qui, sous un même volume, présente un poids plus considérable.

Lorsque la vente se fait en prenant pour base une mesure de capacité , comme l'hectolitre, il est évident qu'un prix plus élevé doit être réservé à un poids plus considérable ; mais si la vente se fait au poids, l'acheteur semble préjuger la qualité même du grain lorsqu'il tient compte de la pesanteur de ce même grain par rapport à son volume.

Ainsi, entre deux sacs de blé d'un même poids, 100 kilogrammes par exemple, la préférence est ac-

(I) Annales de chimie et de phy^ique^ 3' série, t. XXXIX.

cordée au grain dont Theclolitre présente le poids le plus élevé.

Cette préférence est-elle justifiée? Le grain qui pèse le plus a4-il une valeur alimentaire plus grande? Telle est la question qui fait l'objet de ce travail.

Cette première partie comprend les expériences sur les blés; je m'occupe de compléter Texamen des autres grains alimentaires.

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