I. II. . m
Poids Poids du litre, apparent NOUS DES BLÉS. Densité. Densité, du li.lre.
gr. gr.
Pélanielle noire 1,290 1290 739,6
Blé blanc anglais i,347 4347 767,4
Blé récolté à Écorchebœnf en 4 850. .. . 4,350 4 350 748,8
Blé de la Charmoise 4.350 4 350 774,2
Blé Albert (3*= année d'importation) .... 4 ,358 4358 794 ,6
(1) TomeXiV, p. 207.
BEISET. 2
NOMS DBS BLÉS. Dcnwtë. ^^^,^^9. J""'^
Densité, do litre.
Blé aDgIait {Barkér*i ètiff straw) importé ^^ p.,
en<851 4,371 <37« 793,0
Blé blanc de Russie cultivé à Neufchâtel
(Seine-Inférieure) .* 4,378 4378 846.0
Blé Hérisson (1854) 4,380 4380 795.6
Blé Richelle de Naples, blanc, de mars. . 4 ,384 4 384 804 ,4
Blé Victoria de mars (Pontoise) 4,384 4 381 745,4
Blé anglais spalding, récolté à Écorchebœuf
en 4851 4,382 4382 782,3
Blé anglais Victoria, récolté à Écorchebœuf
en 4854 4,384 4384 784,5
Blé de Xérès (très dur), Bruyères près
d'Arpajon 4,384 4384 803,6
Blé rouge de Russie, 7« année d'importation. 4,385 j385 795,0
Blé cultivé aux environs de Pontlevoy. . . 4,388 4388 775,0
Blé triménia barbu de Sicile (4854). . . . 4,390 4390 803,0 Blé nonnette, ou géant de Sainte - Hélène
Blé Richelle de Grignon 4,396 4396 806,8
Blé Albert (importé d'Angleterre en 4 864). 4 ,398 4 398 84 5,3
Blé de Pologne (très dur) 4,407 4407 746,2
Une observation ressort immédiatement du rapprochement de ces nombres : le poids apparent du litre n*esl généralement pas en rapport avec la densité. On sera frappé de voir qu'à la densité la plus élevée l,/t07, correspond 7/t6,2, un des plus faibles nombres trouvés pour le poids apparent du litre.
D'un autre côté, pour Téchantillon n' 7 (blé blanc de Russie), dont le poids apparent s'élève à 816,0, correspond la densité 1 ,3*78.; qui est au-dessous de la moyenne.
Ces anomalies, qui étonnent tout d'abord, peuvent
DES GRAINS ALIMENtAmES. 19
cependant s'expliquer en partie par Tinfluence de la forme des grains^ qui se casent plus ou moins bien dans la mesure*
Les grains du blé dePologne, de forme très allongée^ laissent nécessairement plus de vide en tombant dans la mesure, que les grains du blé blanc de Russie^ d'une forme ovoïde parfaitement déterminée.
Si Ton recherche les causes qui viennent encore influencer la densité et le poids apparent du litrey il faut tenir compte de Tétat d'hydratation du grain «
Pour déterminer exactement la quantité d'eau contenue dans le blé, le grain, grossièrement pulvérisé, a été chauffé dans un bain d'eau bouillante, en même temps qu'il était soumis à un courant d'air sec.
La dessiccation n'était considérée comme définitive que lorsque le poids du tube en U, contenant le blé à dessécher, restait constant. Pour 30 grammes de blé, ce résultat était généralement obtenu apr^ six ou huit heures, la quantité d'air sec circulant étant de 120 à 180 litres.
Dans les vingt échantillons de blé examinés, les variations pour la proportion d'eau se sont maintenues entre 12,20 et 16,51 comme limites extrêmes.
Cependant, chaque espèce de blé paraît s'assimiler une quantité d'eau normale, qu'il retient avec une certaine affinité dans les conditions atmosphériques ordinaires*
Si, après avoir desséché du blé dans l'air sec, on vient à l'exposer de nouveau à Taîr libre, il reprend avec assez d'énergie la proportion d'eau qui lui a été enlevée*
Si y au contraire, on porte le grain dans une atmosphère saturée d'humidité, on verra qu'il tend ensuite à perdre très promptement à Tair l'eau absorbée en excès.
En commençant ces recherches, j'avais pensé qu'il serait possible d'augmenter ou de diminuer à volonté lé poids d'un volume déterminé de blé, en lui faisant absorber de l'eau ou en le desséchant.
Cette pensée m'a fait entreprendre des expériences que je crois devoir consigner ici.
DefWleeatleii fraeiloiiiiée des Mé«.
Blé ÀlbeiH. — A l'état nornial, ce blé contient 16,11 pour i 00 d'eau : sa densité est de 1 ,398 ; le poids apparent du litre, 815,3.
Voici les variations que la densité et le poids apparent du litre de ce blé éprouvent en exposant les grains en couches minces au-dessus de l'acide sulfurique dans un vase fermé :