‹ Recherches pratiques et expérimentales sur l'agronomieChapitre 37 sur 71 · ET DES PULPES DE BETTERAVES · texte numérisé non relu

ET DES PULPES DE BETTERAVES

Depuis que la culture île la betterave se répand, depuis que cette précieuse racine est devenue la matière première d'industries annexées avec avantage ans exploitations rurales, on s'est posé souvent la question de savoir quelle valeur alimentaire il faut attribuer, soit à la betterave naturelle, contenant tous ses principes sucrés, soit aux résidus privés de sucre que fournissent les sucreries ou les distilleries.

La betterave, sous toutes les fermes, a trouvé des partisans exclusifs : les uns déclarent que cette racine cuite à la vapeur procure l'en graisse ment le plus rapide, le plus avantageux ; les autres préfèrent la betterave crue; d'autres enfin vont jusqu'à proclamer que les principes sucrés sont nuisibles, ou tout au moins inutiles pendant l'alimentation : suivant eux, la pulpe privée de sucre vaut la betterave ou vaut mieux que la betterave.

L'établissement d'une distillerie agricole sur mon expl(jil;ilioii devait m'anieuer nécessairement à faire quelques expériences conipariilives sur une question si intéressante et si vivement débattue.

et l'engraissement im: bétail. 103 Au mois de novembre 1856, j'ai composé trois lots

do cinq moutons chacun.

Ces moutons, nés à la ferme et produits d'un premier

croisement sottth-doum, étaient ii^sile vingt-trois mois;

on les a choisis aussi semblahles que possible.

Composition du lot n° 1 pesé le 18 novembre 1858. 70 44,400

Conijiniitioii du loi n" 1 pesé le 18 nnisembre 1858.

Composition du lot n° 3 pesé le 18 novembre 1858.

101 expériences sur l'alimentation

Ces lots ont été installés dans une vaste bergerie, chacun dans un compartiment distinct; une galerie intérieure permettait de faire commodément le service des mangeoires et des râteliers sans troubler les animaux.

(In pesait ré^uberemi.'iit. chaque jour, la u cj u j-j-j liir< 1 , en tenant compte des aliments non consommés. Pour être sur qje la betterave distribuée aux trois luis i.le moulons, sous des formes différentes, présentait une eu m position homogène, ou prenait au coupe-racines '■<:■ la distillerie île la betterave, erue, et celle destinée à la cuisson, au moment un l'un chargeait le tuvier de macération qui devait fournir la pulpe donnée aux moutons du loin 0 2. Celte pulpe provient de la macération à la vinasse, suivant le système Chaiiipomiois adopté sur mon exploitation.

On donnai! invariablement aux trois lois une même quantité de son et de menue paille; les rations de betteraves et fie pulpes étaient réglées d'après l'appétit des animaux, que l'on observait chaque jour, en tenant compte des résidus laissés dans les mangeoires.

Les tableaux nui suivent indiquent le poids delà consommation totale pour chaque lot de moutons, déduction faite des résidus pendant les cent soixante-six jours que dure l'expérience.

ET L f ENGRAISSEMENT DU BtTAIL.

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0 jours, au S 7 novembre is:;8.

6 avril SH,S5

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106 EXPÉRIENCES SUK L'ALIMENTATION

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