‹ Recherches pratiques et expérimentales sur l'agronomieChapitre 57 sur 71 · COMITES DE FABRICATION · texte numérisé non relu

COMITES DE FABRICATION

0 kilogrammes de betteraves Lraw

OUlilklgC.

do pulpes

Déduction faite de l'intérêt et de l'amortissement, les frais île fabrication sont deC francs par 1000 kilogrammes do betteraves, ou 16 lr ,t0 par hectolitre d'alcool à 100' .

Le total de 6 francs jiour fiais de fabrication par 1000 kilogrammes de beliei'iives se décompose ainsi :

ï,2« main-d'œuvre.

1,7i combustible transporté» l'usine.

0,90 acide sulfuriquect levuro.

1 ,08 forte motrice, frais gènéraui divers.

fi ,00 frais de fa bridai ion par 1000 ki ["grammes do belluraves.

■ISS

campagne m 1858-1859.

738,000 kilogrammes de betteraves travaillées ont produit 269 heclolitrcs d'alcool à 100" ; soit, pour 100 de betteraves, 3*', 6fi d'alcool pur.

1 1,808,00 valeur de 738,000 kilogrammes de betteraves travaillées, il SI ,16 frais de fabrication.

300,00 amortissement d'iin dixii'rvt du liri'vist Ommponnois 780,00 intérêts a 6 pour 100 sur t3,000 francs desbStimenta de

(069,50 amortissement d'.tin dixième si;r I;, \. tient- de l'outillage.

i3B0,0O 3 dcduiie, valeur de ;iiii,000 kilogrammes de palpée à 8 francs les 1000 kilogrammes.

Prù da revient de l'hectolitre d'alcool pur et rectiBé. .' . 68, H

Déduction faite des intérêts et de l'amorli sentent, les frais de fabrication sont de 5", 62 par 1000 kilogrammes de betteraves, ou 15 :r .,'i ; > par hcctuliltv d'alcool à 100°.

Le total do 5",6-J pour frais de fabrication par 1000 kilogrammes de !n;iU'raïtrs su décompose ainsi :

1 ,8Î main-d'œuvre.

I ,i0 combustible rendu à la distillerie,

1,07 acide sulfurions et levure.

n.36 dépenses pour l'entretien de l'onlillage,

0,97 force motrice, frais généraux divors.

5,62 frais da fabrication par 1000 kilogrammes de betteraves.

860,000 kilogrammes de betteraves travaillées ont produit SA il Iiectolitresd'alcooi à 100*; soit, pour 100 • de betteraves, 3"',8/i d'alcool pur.

U,U3.7S valeurdesBfiO, 000 kilogrammes de betieraves à 16 francs les IDOO kilogrammes.

300.00 a mollisse mer 1 d'un diiicme du brevet Champonnoia. 780, OU intérêts à 6 pour 100 6ur (3,000 francs des bâlimenls de

1069,50 amortissement d'un dixième sur la valeur de l'oulOlaga. î(,790,85

4SI 6,0(1 û déduira, valeur de 60Î.000 kilogrammes do pulpes à 8 francs les 1000 kilogrammes.

16,974,85 Mal delà dépense pour 330 hectolitres d'alcool a 100°. Lapri* do reviont il'un il aluni mi ruines est de S1,i3

Ajouter les frais de rectification 17,00

Priï de reviont do l'Iieololitro d alnool pur et rectifié. . . 68,43

Déduction faite des intérêts et do l'amortissement, les frais de fabrication sont de 6",û0 par 1000 kilogrammes de betteraves, ou 16", 05 pur hectolitre d'alcool à 100°.

Le total de 6' r ,îi0 pour frais de fabrication par 1000 kilogrammes de betteraves se décompose ainsi :

1,13 combustible rendu à l'mino.

1,19 levOre, acide sulfurique.

1,16 matériel et dépenses pour l'entretien da l'outillage.

0,96 frais générauj, force motrice, divers,

6,40 frais de fabrication par 1000 kilogrammes de betteraves.

CAMPAGNE DE 18G(MSGt.

535,000 kiloifvanimes de betteraves travaillées ont produit 232 hectolitres (î'akrool à 100°; soit, pour 100 do betteraves, ft\S5 d'alcool pur.

S70I.9Q Vil le il r i 1rs Sj.'i .fiini ^ilfiiîviiinir.i't Ji; lii'ilennc- ii i'jlïiinc 1 ;

1(33,97 frais de fabrication.

780,00 intérêts a 6 pour 100 sur 13,000 francs des MUmertsde

1069.50 iiTTiiîrli-Miiçut ihui liiiii'ui.' -i.r lu ï.i!ei]r ù: I inilir,ijîi!. 15,388,37

3200,00 à déduite, valeur de 100,000 kilogrammes do pulpes à 8 francs les 1 000 kilogrammes, i (ish.37 lotal de la dépense pour 232 hectolitres d'alcool a 100". Lcpfisdoriîviei-,1 ilini hoi:l:i'.:lr-.' il'iù:ool on iloïnio- mt do lii.lO

Ajouter les frais île rci-tilleution 17.0»

Pris de revient do l'hectolitre d'alcool pur et rectifié . , . 69,10

Déduction faito des intérêts et de l'amortissement, les frais de fabrication sont de 8",28 par 1000 kilos de betteraves, ou 19". 10 par liecioli t réel 'alcool à 100°.

Le total de 8",28 pour frais de fabrication par 1000 kilogrammes do betteraves se décompose ainsi :

Ï, 38 main-il'œuvre,

l,SB levOrc et acide sulfnrique.

0,07 divers.

1,20 force molrice, machine il sapeur.

1,00 frais génèraui, éclairage.

1,19 combustible transporté à l'usine.

1,19 matériel, outillage et entretien.

S, 28 frais de fabrication par 4 000 kilogrammes de belleraves.

801 ,000 kilogrammes de betteraves travaillées ont produit 383 lief: Loi i très d'alcool à 100° ; soit, pour 100 de betteraves, fi m ,78 d'alcool pur.

1 2,87i,50 valeur des betteraves travaillées à I 6 francs les 1 000 kilogrammes.

S6t8,85 frais do fabricalion.

300,00 amortissement d'un diiiémo du brevet Champonnois. 780,00 intérêts à fi pour 100 sur 13,000 francs des bâtiments de

t 069,50 amortissement d'un dixième sur la valeur de l'outillage.

20,672,65 total dos dépenses.

i70i,00 à déduire, valeur de 588,000 kilogrammes de pulpes à 8 francs les (000 kilogrammes.

15,968,85 total de la dépense pour 383 hectolitres d'alcool à (00". Le prit de roviont d'un hectolitre d'alcool en flegmes est de il ,60

Ajouter les frais de rectification. . 17,00

Prix de revient de l'hectolitre d'alcool pur et rectifié. . . 58,60

Déduction faite des intérêls et de l'amortissement, les frais do fabrication sont de 7", 05 par 1000 kilos Je betteraves, ou IV, 75 par hectolitre d'alcool à 100'.

Le total de 7", 05 pour frais de fabrication par 1000 kilogrammes de betteraves se décompose ainsi :

1,08 main-d'œuvre.

1,16 lovflro ot acide sulfurique.

1,81 force motrice, frais généraux.

1,10 combustible.

0,99 matériel, outillage et entrelion.

7,05 frais de fabrication par 1 000 kilogrammes de betteraves.

Ces comptes de fabrication mollirent que, dans ma distillerie, le prix île revieul d'un hectolitre d'alcool rectifié est en moyenne de 6fi"-,âO, intérêts et amortissement compris.

J'ai adopté dans ma comptabilité le prix invariable de Hi I rime* par 1 000 kilos do bettoraves, et celui de 8 francs par ) 00U kilos de pulpes. Je crois être dans la veillé en estimant ainsi lu valeur de la betterave et des pulpes. l,a distillerie doil nécessairement payer à la ferme un prix que la betterave trouverait facilement dans uno sucrerie voisine. De son cfllé, la ferme reprend sur pince Unîtes les pulpes, au prix de 8 francs les 1000 kilos, et je considère son marché comme avantageux.

Par mas expériences sur hilinieiitalmii et l'cn^raissetuenl du bétail, j'ai établi que la pulpe vaut les deux tiers du prix de la betterave, et l'on a vu que les animaux peuvent payer généreusement leur ration de pulpes, calculée au prix de 8 francs. Je n'ai pas cru toutefois devoir élever ce chiffre, admettant que les intérêts de la ferme et ceux de la distillerie sont intimement liés; je *ne les ai séparés qui! pour simplifier ma comptabilité et éclairer la marche des opérations.

Le principal bénéfice réservé au cultivateur qui établit une distillerie est, suivant moi, d'obtenir sur place une nourriture abondante et économique pour un nombreux bétail.

Cebélailfuiinnt desquatilil.éseousulérahlesd'im excellent fumier, communiquant aux terres de la ferme une fertilité lent exceptionnelle, que viennent augmenter

encore les façons si diverses données a une recolle sarclée.

La production de l'aleool permet d'ailleurs d'attribuer à la betterave un prix rémunérateur, que ne pourraient jamais atteindre les produits d'un bétail nourri directement avec cette racine.

En résumé, au priï que nous avons établi, la ferme gagnerait encore, quand la distillerie ne ferait plus aucun bénéfice.

Dans ma distillerie, le rendement en pulpes est de 7S.35 pour 100 de betteraves travaillées; ce rendement moyen a été constaté un grand nombre de fois, en pesant les pulpes obtenues d'un poids déterminé de belteraves mises en macération.

Au sortir des oliviers, les pulpes sont iinmédiateriient mélangées avec des balles de blé et des silupios de 1 enlza dans la proportion de j kilogrammes de paille pour '1 00 kilogrammes de pulpes. Je règle les distributions de manière ii ne faire eonsonuoer ce mélange qu'après trente-six heures de fennciilaiion. Les matières pailleuses ont ainsi le lemns de se ramollir, et la masse alimentaire, toute chaude, exhale une odeur vineuse agréable, qui met les animaux eu appétit. Dans ces conditions, l'emploi de la pulpe m'a toujours donné les meilleurs résultats pour l'alimentation et l'engraissement de mon bétail. Les expériences et les comptes d'en Lira isse meut publies dans eo recueil fou n lissent sur ce sujet un complet enseignement.

Chaque année, au commencement de la campagne, pendant les mois de novembre- et de- décembre, alors que

les animaux sont encore dans les champs, occupés il manger les feuilles et les collets des betteraves, les pulpes obtenues ebaque jour sont mises en silos à l'abri cl il contact de l'air. Après cinq ou six mois on retrouve ces pulpes parfaite mont conservées, et elli.'S offrent alors une précieuse ressource alimentaire en attendant les is, qui ne poussent que tardivement eu

Nor

li i Niaiit ipiaraute vaches a I engrais. J ai dit comment les cultivateurs environnants et les bonimes employés dans ma ferme déclaraient que les pulpes étaient les véhicules de celle dangereuse maladie : sans partager cette croyance, je dois avouer que je n'étais pas sans inquiétudes, sans hésitation, et je recherchais avec anxiété quelle était la véritable cause du fléau .

Devait-on attribuer aux pulpes une si funeste influence? Je ne pouvais l'admettre, aucun cas de péripneumonie ne s'étaut déclaré dans une autre étable composée de quinze bétes à cornes également nourries à la pulpe. Dans cette étable, bien aérée d'ailleurs, mais un peu basse de plafond, la température de l'air était toujours tiède et humide ; on trouvait généralement les animaux en moiteur. En construisant la grande étable qui contenait les quarante bêtes, j'avais surtout cherché à lui donner un grand volume d'air, le grenier était supprimé, et de nombreuses ouvertures étaient praliquées dans les murs de terre, d'ailleurs fort minces.

La tempérât in 1 »; de celte établi) était généralement froide; elle ne pouvait convenir à des animaux rendus très impression nabi es par une alinienlation tiède et aqueuse qui fend à les mettre en transpiration; j'ai donc lu convirlion que des refroidissements ont surtout contribue au développement de la maladie. J'ajouterai qu'ayant renoncé à mettre des vaches dans cette grande oluldc. la péiipueimionie n'u plus fait uni) seule victime chez moi depuis cinq ans.

Les accidents qui surviennent à la suite du l'alimentation par les pulpes sont trop souvent dus à leur mauvaise préparation, et surtout à l'emploi peu judicieux de l'acide sulfurique pendant la fabrication : j'en citerai pour preuve un fait que j'ai trouvé dernièrement dans un journal, et que je reproduis ici.

« M. Magne a présenté à la Société centrale d'agrij> culture des échantillons de pulpes provenant d'une » distillerie de betteraves, dans laquelle on emploie, ■i poiii' la macération, de i'acido .sidfiiriqm' ol d sul- » fato de fer (couperose verle). dans la proportion » de h litres d'acide et de 1800 grammes de sel par » 1000 kilogrammes de betteraves. Administrée à des » moutons, fraîche et mêlée il de petites quantités do » balles de blé, celte pulpe a occasionné une maladie » qui a fait périr plusieurs animaux. Les symptômes » morbides ont disparu, ou se sont manifestés de nou- » veau, il différents intervalles, suivant qu'on interromj> pait ou qu'on reprena't l'usage de cette nourriture. »

On voit que la pulpe qui a causé de si désastreux effets provenait d'une distillerie où l'on employait il litres d'acide sulferique ut 1800 grammes de sulfate de fer par 1000 ki lorrain nuis de beth:raves. J'ai déjà expliqué en détail que dans aucune circonstance je n'ai trouvé nécessaire do porter la proportion d'acide sulturiquo au delà de 2 litres par 1000 ki lorrain nies de betteraves; habituellement 1 litre ou \ litre 1/2 suffisent pour obtenir de bonnes l'ernienlatioiis. Sans parler du sullaU: île fer ajnuh'i à l'acide sulfuriquy, je ne sais dans quoi but, on trouve donc sans peine la cause qui amenait la mortalité dans un troupeau soumis à un pareil régime.

J'ai analysé les pulpes obtenues dans ma distillerie. Voici les résultats de ces analyses :

4 00 ds pulpfs mm

1858. 9 décembre

. 88,78 lt,S2

9(1,81) 9, sa

On peut admettre que les pulpes de n tiennent en moyenne ;

la quantité d'azote étant de 1,89 pour 100 de la matière sèche.

J'ai eu l'occrtskui d'analyser cimipiiviitivemeut les pulpes obtenues par le système de M. Leplay. Dans ce système, on traite directement par un jet de vapeur les tranches de betteraves préalablement fermentées.

J'ai trouve dans ces pulpes :

Madère sêcbe 7,97

Ces résultais comparatifs sont discutés avec détail dans un article que j'ai adressé au Journal d'agriculture pratiquée» avril 1861 (t. I", nouvelle période, p. Ù70).

La culture de la betterave a donne dans ma Ferme les résultats suivants :

sis, Oflo

J'ai donné le rendement moyen obtenu sur l'ensemble des terres de la ferme : quelques-unes do ces terres, très pierreuses, sont peu favorables il la production de la betterave.

On remarquera que la récolte a été fort mauvaise en 1860, année o x CL-pl i un n r;tlc tnon l pluvieuse cl froide.

Les racines sont semées en ligues avec mon grand semoir anglais; les ligues ont cuire elles un espacement de 0",nr>, et les betteraves dédoublées sont conservées à 0™,25 de distance sur les lignes.

Après avoir essayé la culture de diverses variétés, j'ai adopté définitivement la belle:"™; blanclie à collet vert, qui donne un bon rendement à l'hectare, et dont la richesse saccharine est génénilenteul satisfaisante.

On verra, par les analyses consignées ici, que la densité desjusdrmiw.pour lu pratique, rk-s uulical ioiissulïi-

La il ensilé

iJi.' 10r)'l c .- v ] " i ■ s ] :■ i nul ;[lriili'Ml il uni' lionne lielît.'-

rave de fiibrieiitinn, contenant S II 1 0jiour 1 0U de sucre.

Dans le tableau qui suit, mis en regard la densité des jus, avec les dé! eriuinat ions r.iiles au moyen iln saceinLiïinéire, suivant h méthode ilo M. Clerget ; j'ai admis comme base do mes calculs que lu betterave contient un niovei ire 3 (U' rhiii'pcnL' h^iieu^' i;l ^7 iki j us snen 1 .

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