‹ Recherches quantitatives sur le Chlore et le Soufre dans l'organisme de quelques vertébrés et invertébrésChapitre 5 sur 21 · LS · texte numérisé non relu

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HÉrodESe

rence, mais qu'il y a lieu de l’adapter plus étroitement aux exigences spéciales de la chimie physiologique. C'est précisément à cette conclusion que sont parvenus DHÉRÉ et GORGO- LEWSKI ! au cours d’une étude assez récente sur la teneur en soufre de la gélatine déminéralisée. Après avoir utilisé plusieurs des meilleures méthodes alors connues, ces auteurs ont vu que c’est encore la méthode de combustion au moyen du peroxyde qui, modifiée d’une façon appropriée, est la plus avantageuse. La gélatine étant une substance relativement très pauvre en soufre, il s'agissait d’un cas particulièrement difficile ; aussi pouvait-on penser que la technique qui réussissait dans le cas de la gélatine répondrait à tous les desiderata des déterminations physiologiques. C’est en effet ce que nous ont démontré nos recherches personnelles. Mais, avant de les exposer, il y a lieu de reproduire le passage du mémoire de DHÉRÉ et GORGOLEWSKI relatif au dosage du soufre dans la gélatine :

« Pour effectuer un dosage exact du soufre, on ne peut guère opérer avec moins de 2 gr. de gélatine, et la combustion d’une telle quantité de gélatine est assez difficile à exécuter correctement dans les conditions requises pour permettre la détermination du soufre. Après nous être rendu compte que les méthodes de LIEBIG, d'HAMMARSTEN et d'ASBÔTH ne sont guère pratiques, nous avons essayé de la méthode de PRINGSHEIM, qui est considérée actuellement comme la plus recommandable. Cette méthode consiste essentiellement à brûler la substance organique avec du peroxyde de Sodium ; la combustion a lieu dans un creuset de fer ou de nickel, en allumant le mélange avec la pointe, chauffée au rouge, d’un fil de fer. Pour les analyses habituelles, portant sur des substances organiques suffisamment riches en soufre, la méthode de PRINGSHEIM est excellente :

1 CH. DHÉRÉ et M. GorGoLEwski, Recherches sur les propriétés physico-chimiques de la gélatine déminéralisée (premier mémoire). Journ. de Physiol. et de Path. gén., XII, 645 ; 1910.

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mais, en l’appliquant au dosage du soufre de la gélatine, nous avons trouvé qu’elle présentait plusieurs inconvénients ; elle exige l'emploi d’une trop grande quantité de peroxyde de sodium (33 gr. environ pour brüûler 2 gr. de gélatine) et d'acide chlorhydrique (lors de la neutralisation après combustion), d'où 1l résulte que la précipitation du soufre (à J'état de BaSOf) se fait dans un volume excessif de liqueur très chargée de chlorure de sodium ; de plus, la combustion d'une masse aussi considérable de mélange explosif est malaisée à effectuer d’une façon irréprochable. La technique que nous allons décrire remédie à ces inconvénients ; elle permet de faire avec facilité des déterminations tout à fait correctes.

Deux grammes de gélatine ! sont placés dans un creuset démickeldér2s"c..c., ét arrosés avec 4 c. c d'eau ; quand la gélatine est bien humectée d’eau, on l’additionne de 1 à 2 gr. de peroxyde de sodium pur (Kahlbaum) et on mélange le tout avec une baguette de nickel. Il y a formation de mousse qu'on saupoudre avec du peroxyde, ce qui la fait tomber. En agitant, la masse mousse de nouveau; on saupoudre alors avec du peroxyde ; et les mêmes manœuvres sont répétées jusqu’à ce qu'on ait ajouté, en tout, à la gélatine 16 gr. de peroxyde. Si le mélange s’echauffe trop au cours de la réaction, on place le creuset dans un bain d’eau froide ; si la masse devient trop sèche et a tendance à brunir, on l’humecte avec quelques gouttes d’eau. Lorsque la réaction est calmée, on chauffe le creuset au-dessus d’une lampe à alcool, tout en remuant la masse de temps en temps. Il faut procéder au chauffage avec assez de lenteur pour éviter que la masse ne brunisse et qu’il n’y ait inflammation du mélange. Le creuset doit finalement être porté à une température suffisamment élevée pour que la masse entre en fusion ignée. On introduit alors 1/, de gr. environ de peroxyde ; s’il y a une effervescence

1 Il n’est pas nécessaire que l'échantillon soit en poudre ; mais il sera, de préférence, en petits fragments.

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