RENTE
Rù
“ ‘ pa eo 2 men
LR Le
| ty «3 1:
on 4
ä ': 5 | e nl aù Ÿ / Ÿ LS
ire me
er) à
” 2 ° de J À \ ÿ 0h Ctte pt Li m 3 = us — # D OT NU AP 2 un RE RES DRE TR Te te .
& ri ; > F , 2e à ù Ê * RE Lo je Pa Net op MR ; S ER, 4) à Fat 5 Serena rt m Se FE © dr pu 5 lt 2 ÈS ie AS
25a RÉSUMÉ.
l'affranchissement ases conditions essentielles de succés.
Il doit être progressif et partiel, et non simultané et en masse, car autrement il deviendrait une révolution subversive comme celle d'Haïti.
Il doit être compensé, à l'égard des maîtres des esclaves, par une indemnité, qui représente autant que possible la valeur de la propriété dont ils sont déchus.
Cette indemnité ne peut être supportée par la Métropole, car elle forme un capital de 300 millions de francs; somme dont le seul intérêt surchargerait grièvement la dette publique de la France.
À défaut de moyens immédiats de payer ce capital, il convient de créer des ressources extraordinaires assez puissantes pour y réussir,
Il est évident que puisque des sacrifices doivent être faits dans cet objet, les esclaves, qui en obtiendront d’immenses avantages, sont appelés naturellement et nécessairement à les faire.
Au moment deles admettre dans la classe des citoyens , il est utile de leur enseigner, par une pratique salutaire, qu’une loi commune veut que chaque homme améliore sa position par un travail laborieux et intelligent.
En travaillant pour eux-mêmes, les esclaves comprendront mieux qu'il ne suffit pas, pour
être un homme libre, d’exercer des droits, et qu'il faut encore remplir des devoirs.
Des travaux spéciaux, établis dans les colonies, afin de pourvoir au rachat des esclaves, ne sont donc pas seulement une mesure économique; ils sont de plus, pour eux, une préparation morale à un autre état, une instruction populaire sur les nécessités de la vie, et sur les moyens essentiels d'y pourvoir.
C’est la tâche du gouvernement de leur fournir ces moyens, et c'est l'intérêt des colons d’en faciliter l'emploi, afin qu'ils soient tels quela valeur annuel du travail extraordinaire des esclaves puisse procurer les affranchissements les plus nombreux qu'il soit possible.
Que faut-il, pour ce travail qui doit créer les ressources nécessaires à l’affranchissement ?
1° Des hommes donnant une force suffisante d'exploitation ;
20 Une quantité de temps, dont ils puissent disposer sans atténuer par trop celle dont l’emploi est dévolu à leurs maîtres;
3° Des terres dont l'étendue, la position et la fertilité correspondent à leurs besoins ;
4° Des cultures faciles et fructueuses dont les produits aient une vente avantageuse et assurée;
5 Des valeurs acquises par ces ventes, assez considérables pour opérer, soit progressivement,
+ ee
ET
soit par périodes, un grand nombre d’affranchissements, et promettre que, dans un court espace de temps, l'esclavage colonial sera totalement supprimé au.moyen de rachats de plus en plus
multipliés.
Rien ne manque, comme nous l'avons prouvé, aux conditions essentielles et indispensables de cette solution du grand problème politique et économique de la suppression de l'esclavage.
1° La première de ces conditions est une force humaine disponible pour les travaux de l’affranchissement. Or, il y a dans nos quatre colonies agricoles, déduction faite des enfants et des vieillards, 174,000 esclaves qui peuvent être employés immédiatement à développer, sans efforts, les avantages d’un sol fertile et d’un climat propice aux plus riches cultures du monde.
2° Cette population peut disposer d’une quantité suffisante de journées de travail, sans rien prendre sur celles qu’exigent les cultures coloniales. Elle peut, en observant strictement cette condition, donner quatre mois par an aux cultures nouvelles. Elle met maintenant en valeur en l’espace de huit mois près de 158,000 hectares, qui produisent des récoltes estimées valoir, à bas prix, 76 millions de francs; elle pourrait donc, à la rigueur, cultiver, pendant les quatre mois restant disponibles, près de 80,000 hectares, don-
nant un énorme revenu de 38 millions. Toutes pressantes que soient les nécessités de l’affran-
chissement , elles seraient dépassées de moitié par de tels résultats.
3° Les terres qu'exigent ces cultures ne manquent dans aucune colonie, Il y a près de 300,000 hectares en dehors des propriétés, et plus de 300,000 qui y sont comprises, mais qui ont été empruntées au domaine public, et auxquels les possesseurs n’ont point de droit, puisqu'ils les ont laissées incultes, boisées et sans valeur. Les 310 lieues carrées de terrain, disponibles en grande partie , dans nos colonies, forment presque treize fois la surface nécessaire aux cultures d’affranchissement.
4° En limitant ces cultures à 52,000 hectares, | à chacun desquels seraient attachés trois escla- | ves, au lieu d’un, suivant la coutume ordinaire, on obtiendrait un reveau brut de 21 millions | de francs, si l’hectare ne donnait que {oo francs,
cultures alimentaires dont le produit est peu élevé, il rapporte maintenant 500 francs , chaque année, et peut assurément donner une valeur fort au-delà du double.
| 5° Un produit de 400 francs, donné par 52,000 hectares, suffirait pour libérer annuellement de la servitude, à la Martinique, 5 à6,000 esclaves,
minimum très bas; puisqu'en y comprenant les
y) LE —
IN" CR Ar 1) EME RENE,
. À € Paint
RARE * PR. chalens Fu hr =
e PAS Re AL 7 RSS