CANAUX
cultivées.
incultes.
bâtis.
et chemins.
Cour de La Haye.
— de Liège.
— • de Bruxelles.
Le Royaume,
Les provinces du Nord sont le mieux partagées sous le rapport des communications ; mais ce sont aussi celles qui présentent le plus de terres incultes. Les cinq provinces qui ressortent de la cour de Bruxelles, ont peu de terres improductives; et elles renferment autant de terrains bâtis que le reste du pays : ceci tient particulièrement à la grandeur de leur population, comme le montre le tableau suivant:
POPULATION
IIAB1TANS
HABITAKS
POUR
ENFAKS
moyenne de
par
par
100 liect.
1 nais.
1 de'c.
1 mar.
100 mar.
Cour de La Haye.
— de Liège.
— de Bruxelles.
Le Royaume.
Si les élémens de la population ne sont pas fautifs ,
Staat van dcn landbouw en der landhuishouding , enz. , in de provincie Groningen , in-8°, 1821 , par les commissions d’agriculture de ces provinces. Recherches sur la statistique de la province de Liège , 2 vol. in-8° , par M. Courtois. La statistique de la Flandre, par M. Vandebogaerde. L’.-//inuaire du département de Jemniappe , in.— 12, par M. Doncker. 1 .'Annuaire du département de la Dyle , par M. Jouy, etc.
nous trouvons que les provinces septentrionales sont clans le cas défavorable dont nous avons déjà parlé ; c'est-à-dire, qu elles reproduisent rapidement et conservent mal leurs habitans (i). Le contraire arrive pour les provinces qui dépendent de la cour de Liège ; les générations s ’y succèdent moins vite et produisent plus d'hommes utiles à l'état. Il est assez remarquable, d’après les observations de dix ans, que la mortalité soit à peu près en raison du nombre des naissances : ainsi la Zélande produit incomparablement plus d’enfans , qu'aucune province des Pays-Bas; elle compte aussi incomparablement plus de décès, toutes choses égales. Il en est de même des deux Hollandes. Namur a eu le moins de décès; cette province se range aussi parmi celles qui ont le moins de naissances. Nous ne chercherons pas les causes physiques de cette relation; parce que nous sommes très-disposés à croire qu'elle tient à une évaluation erronée de la population , qui est trop faible surtout pour les provinces septentrionales. Si I on suppose la population un peu plus forte, les rapports aux naissances, aux décès et aux mariages deviendront à peu près les mêmes que pour Bruxelles; et si on la suppose plus forte encore , les rapports s’accorderont avec ceux de Liège. Nous
(I) Lettre a M. Villermc , par A. Quetelet , chez Houdin, Gand, (826. — Notice sur l' intensité cle la fécondité , par I\I. Benoiston de Clmteauneuf.
De la proportion des naissances , etc,, dans le royaume des Pays-Bas. ( Ces deux notices se trouvent dans les Annales des sciences naturelles , qui s’impriment à Paris. )
pensons en conséquence, que c’est dans l’évaluation fautive de la population, qu’il faut plus particulièrement rechercher la cause des différences que présentent les résultats obtenus plus haut. Tant que cette évaluation ne sera pas faite avec plus de précision, la plupart des recherches statistiques crouleront par la base; elle sera toujours un obstacle au succès des mesures financières le plus sagement combinées dans l’intérêt général.
Faisons succéder à ce premier aperçu de l’état physique du royaume, ce qui concerne son état financier.
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