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pourra juger des rapports qui sont ici la chose essentielle. Les nombres sont lire's de Y Etat général des comptes rendus au Eoi , relativement aux budgets géne'raux des recettes et dépenses pour 1826.
Les provinces de la Flandre, d’Anvers, du Hainaut et du Brabant méridional , paient environ les deux tiers de ce que paient les dix provinces du Nord pour l’impôt foncier, l impôt personnel, les patentes, le timbre des effets de commerce, les postes et journaux 5 les premières paient autant que les secondes pour les accises, et sept fois autant qu elles pour les barrières. Les nombres cités d’abord, sont en rapport avec la superficie des terres cultivées. Du reste, en considérant les revenus en total, on trouve que les provinces qui dépendent de la cour de Bruxelles rapportent, en raison de leur superficie, beaucoup plus au trésor que les provinces septentrionales 5 elles rapportent au contraire moins, si l’on considère les populations : il est assez remarquable que ces revenus sont dans le rapport de 1 à 5 dans le dernier cas, comme l’impôt foncier, les produits des timbres de commerce, des postes, etc.; et ces mêmes nombres sont dans le rapport inverse de 5 à 2 , quand on compte par hectares. Quant aux provinces qui dépendent de la cour de Liège, elles rapportent au trésor incomparablement moins que les autres , lorsqu'on les considère sous le rapport de la population ou de l’étendue.
Occupons-nous maintenant de quelques élémens qui peuvent faire apprécier l’état moral.
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