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DE LA BIBLIOTHÈQUE

C’est une belle et longue galerie due à la munificence de M. d'Estampes qui a fait reproduire à sa voûte, par l’excellent peintre Meunier, les quatre premiers conciles de la chrétienté, et, sur la cheminée, au bout de la galerie, par Férdinand, son propre portrait où 1l est représenté assis avec son rochet. Les murailles étaient de tous côtés garnies de tablettes, ornées de drap vert, pouvant contenir un grand nombre de livres.

De son temps cette bibliothèque, que nous fréquentions, était remplie, mais en outre une grande pièce à la suite en était entièrement garnie, et des plus beaux et des plus curieux, surtout ceux qui contenaient des cartes et des figures. Malheureusement tous ces livres, au grand déplaisir des studieux et curieux de cette ville de Chartres, furent transportés à Reims, lors de sa nomination en cet archevêché, et à sa mort ont été dispersés.

M. Lescot, son successeur, la remplit d’un très grand nombre de livres, comme après lui M. de Neufville, et on peut affirmer qu’elle est encore un des plus riches ornements du palais épiscopal, car elle contient tous les livres des hérétiques et novateurs de la religion, ceux de M. Lescot, avec tous les mémoires de M. de Soucy, évêque de Saint-Malo.

Ce qu’on peut trouver défectueux en cette bibliothèque, c'est qu'elle a toutes ses fenêtres opposées au soleil du midi ce qui fait que les livres n'y sont pas bien en hiver. M. d’Estampes était obligé, en cette saison, d’y faire mettre du feu en des chauferettes.

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