DES DIGNITÉS DE L'ÉGLISE DECHARTRES LEUR ORDRE ET LEURANG
Il y a dix-sept dignités en l’église de Chartres, savoir :
° doyen ; — 2° chantre; — 3° grand archidiacre ; — 4° sousdoyen; — $° sous-chantre.; — 6° archidiacre de Pinserais; — 7° archidiacre de Blois ; — 8° archidiacre de Vendôme; — 9° archidiacre de Dunois; — 10° archidiacre de Dreux; — 11° chambrier ; — 12° chancelier ; — 13° prévôt d’Ingré; — 14° prévôt de Normandie ; — 15° prévot de Mazangé; — 16° prévôt d’Auvers; — 17° Ce ete
En outre : le théologal prédicant, le théologal ne S et l'officier, qui recoit le revenu temporel de l’église.
Doyen. — Le doyenné est une dignité considérable de l’église de Chartres. Le pape Honoré ITT à autrefois adressé à un doyen de Bourges, à un doyen de Chartres et à un sous-doyen d'Arles, des canons mentionnés au cinquième livre des Decrétales au titre De sententia excommunicationis, Canon $2.
Deux. personnes illustres ont autrefois possédé cette dignité: Barthélemy qui devint, à cause de son savoir, évêque de Paris, et aussi le célèbre Durand, surnommé le spéculateur, qui témoigne lui-même, au chapitre Ne sede vacante, l'avoir été en 1289, d'où il fut appelé à l’évèché de Mende.
Le doyen d’un Chapitre est réputé l’archiprètre ou le prince du Chapitre de l’évêque. Le canon Znnovamus 6o dit que le doyen de l’église de Chartres est électif, et que le Chapitre lui confère cette dignité par élection sans qu'il soit besoin d’autre confirmation.
Le doyenné de Chartres est mixte, savoir électif et collatif. De même qu'un seul chanoine peut conférer à son tour, au nom du Chapitre entier, de même tout le Chapitre ensemble, ne faisant qu'un corps et une tête, nomme le doyen.
En cette sorte de bénéfice collatif, les résignations non frauduleuses excluent les nominataires et indultaires, suivant le paragraphe Declarantes, De mundi apostolici. Les résignations du doyenné de Chartres An lors exclure l’élection, selon la glose de la Pragmatique au $ Prelato, De electi, ainsi que la cour l’a jugé par arrêt solennel du 3 février 1460.
CHANTRE. — Entre autres droits de sa charge, il lui appartient d'installer les chanoines et tous les autres officiers de l’église, le doyen excepté, dont l'installation est faite par le joue en Corps. Le chantre préside au chœur et à toute la musique qui s’y chante; il a une autorité particulière sur tous les chantres et c’est lui qui Le recoit. Il porte au chœur, dans les fêtes solennelles, un bâton d’argent doré, avec lequel 1] se promène dans l’église.
SOUS-DOYEN. — Au sujet de cette dignité, Rouillard ne parle que du meurtre commis sur le sous-doyen Everard qui fut assassiné par quelques personnes de Senlis, ses ennemis, en se rendant à matines (Fulbert, ép. 4, 27, 31 et 32). À l’occasion de cet assassinat, et d'un autre commis à pareille heure, du temps de Philippe-Auguste, sur la personne d’un chantre, le Chapitre obtint des bulles du pape, en octobre 1253, afin de ne chanter matines qu'à cinq heures du matin. Il omet de remarquer que le sousdoyen est estimé archidiacre de la ville et banlieue, qu’il a le droit d'installer les bénéficiers en leurs bénéfices, et est patron de la cure de Saint-Martin-le-Viandier, et des deux portions de la chapelle de Saint-Sauveur fondée dans cette église, qui sont de très bon revenu.
SOUS-CHANTRE. — Rouillard remarque qu’en certaines églises, comme en celle de Chartres, cette fonction est .une des grandes dignités, le sous-chantre faisant hors du chœur ce que le chantre