LEURS SACRIFICES , S
mouvements de leur magie. César et autres disent qu’ils interprétaient les choses de la religion, comme faisaient les augures à Rome. Cicéron, De legibus (livre IT), les appelle interprètes de Jupiter, et au livre De divinatione remarque qu’ils étaient aussi savants en Part des augures. Les femmes driades ou druides avaient la même faculté. Les Druides n'étaient pas seulement augures, ils avaient aussi la connaissance de la magie, comme il paraît aux livre XXX, chap. 1° et chap. ut, livre XXXIX, où Pline les appelle savants en l’art magique, au chap. xxx du livre où il parle de l’œuf des serpents, et au livre XXIV, chap. x1, où il raconte la manière superstitieuse avec laquelle ils ont coutume de cueillir les herbes qu’ils appellent selago et samolus, et dans la narration qu’il fait du gui, au dernier chapitre du XV I° ivre, en tous ces endroits il appelle les Druides des magiciens et nous prouve qu’ils se servaient de gui en leurs sacrifices magiques ; ce que dit Virgile au VI® livre de son Enéide, lorsqu’il décrit le rameau d’or, le témoigne, et le vieux poète latin Apulée, en sa première apologie, parle d’une couronne de roses qui ne signifie autre chose que le gui suivant le sentiment de Marcille.