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LEUR PHILOSOPHIE

d’une grandeur extraordinaire qu’ils remplissaient d’hommes vivants, auxquels ils mettaient le feu pour que ces hommes soient brülés par les flammes. Il y à apparence que ceux qu’ils faisaient mourir de la sorte étaient des personnes convaincues de crimes, dont les Druides croyaient, comme le témoigne ce même auteur, que ce supplice était le plus agréable aux dieux. Cette facon de sacrifier des hommes est aussi dépeinte par Strabon, livre IV, qui l'appelle holocauste, mais 1l remarque aussi une autre sorte d’immoler les hommes, qu’on faisait mourir en les percant de flèches, d’autres en les attachant à des croix. Pour ces immolations les Druides ne se servaient que de voleurs, larrons, meurtriers ou criminels convaincus, estimant que les supplices de ces sortes de gens étaient les plus agréables aux dieux. Tant qu’il se trouvait de ces coupables, ils ne sacrifiaent pas d'hommes innocents.

L'auteur des Commentaires, dans la description qu'il fait des mœurs des Gaulois et de la discipline des Druides, leur attribue entre autres cette maxime : que les âmes des hommes ne meurent point, c’est-à-dire qu’elles sont immortelles. Ils enseignaient aussi l'astronomie et beaucoup de choses des astres et de leurs mouvements, la cosmographie, la géographie de la grandeur du monde et de la terre, la physiologie de la nature des choses, la théologie de la vertu et de la puissance des dieux, ainsi que nous l’apprennent Diodore de Sicile et Diogène Laërce qui tire ce qu'il en dit du

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