NOTICE BIO-BIBLIOGRAPHIQUE | X
rédacteur qui, à défaut d’une solide instruction, possédait le vernis du monde.
L'arrêt de la nomenclature des évêques à l’épiscopat de l’évêque de Godet des Marais, mort en 1710, coïncide avec le décès de Marie-Madeleine arrivé en 1703.
Enfin, la représentation, au bas d’une des verrières de Saint- Aignan, d’une dame assise tenant sur ses genoux un livre ouvert, accolée aux armoiries de la famille : d'azur au cheyron d'argent, accompagné en chef de deux croix rangées d’or et en pointe d’une feuille de chène de même, vient encore fortifier notre hypothèse.
Les manuscrits 1074 et 1518 font précéder chacune des deux parties de l’ouvrage des dédicaces suivantes :
À la sagesse de Dieu incarnée.
Sagesse éternelle, souveraine intelligence, me voici prosterné devant les abîmes de vos grandes et divines lumières pour vous faire hommage de ma personne et de mon livre, avouant le néant de l’un et de l’autre, et protestant n'avoir n1 esprit n1 plume qui ne soit et vienne de vous et pour vous, qui êtes l’origine des bonnes pensées et l’accomplissement de tous les plus louables discours.
À la glorieuse Vierge Marie mère du Sauveur.
Très Sainte et Sacrée Vierge, puisque tous les ouvrages vous doivent être consacrés, comme à la première et à la plus auguste de toutes les princesses de l'Univers, je vous offre en toute humilité celui-ci qui est tout vôtre, non seulement parce qu'il contient quelque partie des miracles et merveilles que vous faites journellement dans notre Patrie dont vous daignez bien vous dire la Dame et Protectrice, mais parce que vous marquez l’estime et la bonté que vous avez pour nous. Recevez-le donc comme une marque du respect que j'ai pour votre majesté et du désir que J'ai de faire connaître à tous les fidèles chrétiens vos merveilles, afin qu’ils vous adressent leurs vœux. Bénissez mon dessein et me faites la grâce que je puisse travailler de plus en mieux pour l’exaltation de votre gloire, vous suppliant d'attirer avec vous celui qui ose se qualifier par un profond respect.
Les Recherches de Charles Challine, concernant exclusivement la ville de Chartres, ne font pas double emploi avec l’histoire de Souchet, son contemporain, qui a traité de l’histoire générale du diocèse sans s’attacher à la ville de Chartres.
XIV CHARLES CHALLINE (1596-1678)
Observateur scrupuleux, Challine a examiné avec méthode et su exposer avec précision des détails que nous ne retrouvons pas allleurs et que nous lui sommes reconnaissant de nous avoir transmis. ;
J’adresse mes bien vifs remerciements à Messieurs l’abbé Marcel Langlois, qui a eu l’obligeance de suivre l'impression de ce volume et d'en rédiger la table, et le Comte d’Armancourt qui, en sa qualité de président en exercice de la Société archéologique, a bien voulu reviser les bons à tirer. :
Roger Duran.
PRÉFACE DE CHALLINE
J’ai fait dessein de rechercher les antiquités de la ville de Chartres, c’est pourquoi je donne à mon ouvrage le titre de Recherches, celui d'Histoire étant trop glorieux pour un livre qui ne m'a coûté qu’un peu de peine.
Ce n’est pas qu’il n’y ait fort longtemps que je travaille à faire amas des matières qui doivent servir à l’accomplissement de mon entreprise. En effet, depuis que j'ai pris goût à la lecture des livres, pour n'être pas tout à fait étranger à mon pays et par divertissement, j'ai toujours pris soin de remarquer et de noter tout ce qui avait trait à la ville de Chartres, à son église, ses évêques, ses comtes, ses habitants, et généralement à toutes les choses mémorables qui les concernent.
M° Sébastien Rouillard, avocat au parlement de Paris, célèbre par divers livres très doctes qu’il a donnés au public, nous a déjà fait voir dans sa Parthénie beaucoup de belles choses relatives à notre histoire, mais le peu de temps qu’il employa à la composer et à la faire imprimer, qui ne fut que quatre ou cinq mois, et les mémoires peu fidèles qui lui furent communiqués, ayant laissé beaucoup à désirer en son ouvrage, 1l n’y a pas de doute qu’on ne puisse encore retoucher la matière qu’il a traitée, réparer les défauts qui s’y trouvent, y ajouter ce qui certainement y a été omis, en polir le style et y donner un meilleur ordre.
M° J.-B. Souchet, chanoine de la cathédrale et prieur de
Morancez, a beaucoup travaillé à notre histoire. En effet il pouvait facilement réussir à ce dessein, car outre qu’il avait toujours été très curieux et qu’il était très laborieux, ayant succédé à M° Guillaume Laisné!, prieur de Mondonville, qui avait vu les anciens titres des principales maisons de la province, les titres et chartes de toutes les églises du pays, les registres de la Chambre des Comptes et de la Chambre du Trésor à Paris, dont il avait tiré d’amples extraits, on peut dire qu’il avait un très grand fonds de matières et une capacité propre à faire une histoire accomplie de la ville de Chartres et de tout le pays chartrain. Il avait mis avant sa mort la dernière main à son ouvrage, l’avait lui-même copié, et il se trouvait en état d’être imprimé; mais, étant mort subitement, la plupart de ses papiers ont été dispersés, le Chapitre de Chartres a réclamé son Histoire et en a eu l'original ou la copie, et l’un ou l’autre est demeuré à l’exécuteur de son testament ou à ses héritiers qui en ont disposé comme ils ont voulu, privant les uns et les autres : l’auteur de la gloire que méritait son travail, la postérité du fruit qu’elle en eût pu recueillir 2.
Je ne puis omettre ici que M. Tulloüe 3, chanoine de Chartres, avec lequel j'avais une amitié très particulière, avait aussi fait en latin l’histoire des évêques de Chartres, n’ayant épargné n1 son bien ni sa peine pour avoir la connaissance de tout ce qui pouvait servir à la rendre parfaite. Par diverses lettres échangées avec le R. P. Sirmond*, il avait eu différents éclaircissements sur les difficultés que présentent les noms, l’ordre et le nombre de nos évêques; mais sa mort, arrivée en 1629 ou 1630, nous a privé de cette curieuse pièce qui, sans doute, eût donné un grand ornement à
l’église et à la ville de Chartres.
1. Guillaume Laisné, fils de Hector Laisné, marchand drapier à Chartres, et de Verdune Jouet, a été inhumé à Saint-Martin-le-Viandier, le 28 octobre 1635. Ses travaux faisaient autorité de son temps même. André du Chesne cite les Mémoires de Guillaume Laisné parmi les sources auxquelles il se référait.
2. Les manuscrits de Souchet sont en partie conservés à la bibliothèque de Chartres et ont été utilisés pour la publication de son Histoire du diocèse de Chartres. ë :
3. Noël Tulloue, fils de Robert Tulloue, procureur à Chartres, et de Marguerite Le Roy, était l’oncle de Mathurin Tulloue qui fut chefcier, puis sous-doyen
4. Jacques Sirmond, jésuite, éditeur des Concilia antiqua Galliæ, 1629.
PRÉFACE DE CHALLINE | :
C’est à ce parfait ami que je dois l’affection que j’ai toujours eue de travailler à la recherche de tout ce qui pouvait servir à Pillustration de la ville de Chartres. Nous étions convenus ensemble que je ferais en français ce qu'il aurait fait en latin.
M° Rodolphe Boutraye, né à Chartres', avocat en parlement et au grand conseil, a honoré son pays d’une belle description qu’il en a faite en prose et en vers latins, accompagnée de quelques mémoires recueillis des auteurs anciens et modernes concernant la ville de Chartres et diverses choses qui s’y sont passées. Il aurait dû, . en parlant des hommes qui ont célébré notre ville, nommer en premier M° Étienne Prevost, official, qui dès l’année 1,68 fit imprimer un Petit Traité de la fondation et de l’érection de l’église de Notre-Dame de Chartres, puis quelques autres auteurs qui en ont fait autrefois, tant en latin qu’en français, des discours et des projets, entre lesquels il existe un assez ample manuscrit qui porte le titre de: Histoire contenant les antiquités des Chartrains et de leur ville de Chartres, de son ancien temple et superbe édifice, le gouvernement des Chartrains tant au spirituel qu’au temporel, et tout ce qui leur est advenu depuis leur origine jusqu’à notre temps, dont on m’a assuré qu’un nommé Duparc, sous-huissier du Chapitre, était l’auteur.
Tous ces mémoires avaient été communiqués à Rouillard et depuis m’ont été mis entre les mains, avec quelques autres petits traités latins et français dus à feu M° Pierre Laigneau, notaire royal à Chartres2, homme curieux qui s’est fait connaitre au pays par divers cantiques spirituels sur la naissance de N.-S. Jésus- Christ, qu’autrefois il a donnés au public. J’ai aussi rencontré divers autres anciens catalogues manuscrits des évêques de Chartres dont je me suis servi, comme de celui que M° Charles de Villiers, docteur en théologie de la Faculté de Paris, à fait imprimer avec les œuvres de Fulbert en 1608, dont les auteurs sont inconnus.
Après toutes ces honnêtes personnes, J'entreprends de contribuer en quelque chose à la gloire de mon pays en mettant par écrit et par ordre les remarques que j'ai faites, durant plus de quarante ans,
1. Né à Châteaudun, Boutraye s’était marié à Chartres. 2. De 1587 à 1633.
de quantité de choses qui ont été omises par ceux qui, avant moi, ont travaillé à la même recherche. Je sais bien que je ne puis pas avoir remarqué tout ce qui pourrait servir à l’accomplissement parfait de mon dessein; mais, de même que ceux qui m’ont précédé ont omis beaucoup de choses que j’ai ajoutées à leurs observations, je suis assuré que ceux qui viendront après moi pourront encore faire de nouvelles additions aux miennes, le temps découvrant toujours quelque chose de nouveau, par le soin qu’on aura à l'avenir de rechercher et de faire imprimer d’anciens manuscrits qui peuvent ne pas être venus à ma connaissance.
Au surplus, afin qu’on n'ait pas regret de ne voir pas la Parthénie de Rouillard, outre qu'à présent elle se rencontre avec peine, je ne dois pas manquer d’avertir qu’il n’y a rien de beau dans son livre dont je ne me sois servi et que je n’aie employé dans mes Recherches.
J’ai fait voir un échantillon de mon dessein dans le Panégirique de la ville de Chartres que j'ai fait imprimer en 1642. J'avais promis d’étendre et d’amplifier ce que j'avais alors donné succinctement au public en priant ceux qui me pourraient aider à satisfaire à ma promesse, de me favoriser de leurs avis et de me donner des mémoires de ce qu’ils croiraient me pouvoir rendre service. Je m’acquitte aujourd’hui, autant que je puis, de ce que j’ai promis. Je Paurais fait plus tôt et plus exactement que je ne fais, si j avais été secouru et si ceux auxquels j'ai fait des prières avaient eu la bonté de m'assister et de me donner les instructions et les assistances que je leur avais demandées.
Il ne sera pas inutile, avant d’entrer en matière, de dresser le plan, de proposer le dessein et de déclarer la manière avec laquelle je le désire exécuter.
Je décrirai la ville de Chartres d’abord à l’époque où elle était païenne, puis lorsqu’elle est devenue chrétienne sous les empereurs romains et sous les rois de France, c’est-à-dire ce qu’elle fut avant la naissance de Jésus-Christ et ce qu’elle a été depuis jusqu’à nos JOURS ASS
Dans la première partie je traiterai de son origine, de son antiquité, de ses fondateurs, de sa situation, de son étendue, de son
PRÉFACE DE CHALLINE
histoire, de son gouvernement, de ceux qui l’ont gouvernée, de ses habitants, de leurs mœurs, de leur police, de leur religion, de leurs actions, et terminerai par un riche et curieux traité sur l’état des Druides, matière dépendant de mon sujet et qui ne peut être séparée de la recherche des antiquités de la ville de Chartres.
Dans la seconde partie, qui aura ses divisions, je ferai voir comment la ville de Chartres est devenue chrétienne et a eu connaissance qu’une vierge devait enfanter Jésus-Christ sauveur du monde ; comment, après la naissance de ce divin Messie, son évangile y a été prèché, le nom de ceux qui les premiers l’y ont publié; le progrès qu’il a fait en un pays déjà prédisposé à le recevoir, l’établissement de son église, les divers accroissements qu’elle : a reçus, la construction de son temple, ses incendies, sa réédification en l’état où nous le voyons à présent et sa description, la manière dont il est servi, les offices qui s’y célèbrent, les cérémonies qui y sont observées, le trésor, les précieuses reliques et les autres choses anciennes et curieuses qui s’y trouvent conservées.
Je parlerai après des chanoines, de leur chapitre, des diverses dignités dont il est orné, de tous les autres officiers de cette magnifique église, de sa musique, de l’ordre des divins offices qui s’y célèbrent, des cérémonies qui s’y observent, de ses droits, de ses privilèges et de tous ses avantages, sans omettre de traiter de ses vidames.
Ensuite je m’occuperai de ses évêques, en dresserai le catalogue, remarquant ce qu'ils ont fait de mémorable, de l’étendue de leur diocèse, de leurs droits et privilèges.
Enfin viendra la description des autres églises de la ville et de la banlieue, des paroisses, abbayes, couvents de religieux mendiants et autres, des monastères de religieuses, sans oublier tout ce qui concerne l’état et la police ecclésiastiques.
De là je passerai à l’étude du gouvernement temporel, traiterai de nos comtes, de nos ducs et de toutes les autres sortes de magistrats qui ont gouverné et gouvernent encore notre ville, de tous les faits mémorables qui s’y sont passés, des hommes illustres qui l'ont habitée et de tous ceux qui l’ont honorée par leurs écrits ou par les belles actions qu'ils y ont accomplies.
Il ne faut point douter que lon ne puisse trouver en ces Recherches beaucoup de choses légères et peut-être plusieurs inutiles, mais J'ai pensé qu'il valait mieux pécher en cela que d’omettre des choses qu’on y pourrait désirer, qu'il valait mieux dire trop que trop peu, les goûts étant différents, les uns prenant plaisir à une chose, les autres à une aütre.
Pour donner satisfaction à toutes les recherches, je m’efforcerai de ne rien mettre de ce qui sera parvenu à ma connaissance des actions des Chartrains, engageant les lecteurs excédés par de trop longs détails à passer légèrement sur ce qui ne sera pas à leur convenance, afin que les plus curieux ne croient pas que j’ai ignoré plutôt que négligé les choses petites ou de peu d'importance.
Rouillard a donné une grande description des miracles qui se sont produits en l’église de Chartres et aux environs par l’intercession de la Sainte-Vierge et je commettrais une faute inexcusable si, ayant promis de conserver en mon ouvrage tout ce que l’auteur de la Parthénie a mentionné de considérable à l'honneur de la ville de Chartres, je privais les Chartrains et tous ceux auxquels la piété fait entreprendre des pèlerinages, de cette glorieuse marque de l’affection que notre sainte protectrice a toujours eue pour cette ville. J’insérerai donc ces miracles en mes Recherches avec toute la brièveté, toute la pureté et toute l’exactitude possible.
Je ne doute pas que malgré cela on ne puisse dire que je n’ai pas fait mieux que ceux qui m'ont précédé, et j'avoue qu'on le pourra avec raison, n'ayant pas la prétention d’être plus parfait et plus exact que les autres, mais on ne pourra dénier que j'aie ajouté des détails omis par les autres et que, en faisant cela, je n'aie donné un très assuré témoignage de l'affection que je porte à mon pays, orné ma patrie et contribué en quelque chose à sa gloire, lui étant redevable non seulement de ma naissance et de mon éducation, mais encore de ce que jy ai été fait chrétien, y ai reçu la première teinture des lettres humaines et de ce que j'y ai passé ma vie en des emplois honorables.
Il me reste à prier Dieu de favoriser mon dessein, et la Sainte-Vierge, notre bonne protectrice, d’intercéder pour moi afin que je puisse dignement célébrer les merveilles qu’elle a opérées en
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notre pays, et enfin de souhaiter que mes compatriotes aient agréable mon travail, qu'ils m’avertissent des erreurs que j'aurai pu commettre, les excusent et me les pardonnent charitablement:.
Myrsilus de Bello Pelasgico, apud Annium Viterbii, de Gentis antiquitate et origine : « magis creditur ipsi genti atque vicinis, quèm remotis et externis, magis igitur creditur ipsis Lydis et Tyrrenis atque his vicinis Romanis, et quibus consentiunt in eorum patrià, historià et origine, quam quibusvis aliis, quamvis alas eruditissimis. »
Ad hunc locum Joh. Anni Viterbiensis canones, pro habenda veritate historiæ, sic traduntur: Primus est Plinii in principio secundi Naturalis Historiæ dicentis « neminem unum sequor, sed quemcumque veriorem perspexero. Stultum est enim propterea, quia quis quædam vera scribit, etiam in erratis eum sequi. Legamus ergo ex omnibus rosas, spinas vitemus ».
Secundus canon est : quem Myrsilus hoc loco exponit.
Tertius est quasi huic similis: Tempora et Annales monarchiarum in temporibus absque repugnantià prævalent omnibus, quia magis certi. Et hic canon ponitur in fine Philonis et in principio Metasthenis.
Quarta regula. Si duo sint pares patrià et antiquitate, afferenti probatiora creditur.
Quinta regula est beati Hieronymi: quod absque certo auctore vel ratione dicitur, eadem facilitate contemnitur qua profertur.
Posità ergo secundà regulà Myrsilus incipit contra Herodotum et ejus similes arguere ex Lydæ patriæ historia, quid de Turrheno scribat dicens.
Metasthenes de Judicio temporum et annalium Persarum : Qui de temporibus scribere parant, necesse est illos non solo auditu et opinione chronographiam scribere, ne cum per opiniones scribunt
1. Challine résume ensuite les règles de la critique ‘historique d’après Myrsile, Métasthène, et Jean Nanni.
uti græci, cum ipsis pariter et se et alios decipiant et per omnem vitam aberrent. Verum absque ullo errore fiet, si solos annales duarum monarchiarum assecuti, cœteros omnes ut fabulatores rejecerimus. In his enim tàm liquide atque vere digesta sunt tempora, reges et nomina quæ apud eos splendidissime regnatum est. Neque tamen omnes recipiendi sunt qui de his regibus scribunt, sed solum sacerdotes illius regni penes quos est publica et probata fides anna-. l'um suorum.
Annius p. 14 régula : « Suscipiendi sunt absque repugnantià omnes qui publicà et probatà fide scripserunt ». Et declarat quod sacerdotes olim erant publici notarii rerum gestarum et temporum, qui præsentes essent, aut ex antiquioribus copiarent.
24 regula, quod: «non potest negari et rejici quod fide publicà notatur, et in bibliothecis aut archivis servatur ». Undè in Esdrà legitur quod controversiæ de reparando templo definiebantur ex Annalibus per clerum servatæ in Bibliothecis. |
34 regula : « quod solo auditu, vel per opiniones scribunt privati hi non sunt in temporibus recipiendi nisi ubi a publica fide non dissentiunt ». Cui argumento est quia quod per opinionem vel auditum traditur pugnam patitur intestinam.
PÉRIODE PAIÏENNE
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