PHILOSOPHIE MORALE DES DRUIDES L
ont de la vertu. Il suffit d’avoir montré que les Druides tenaient pour laffirmative.
PORN ROLITIQUE. DES: DRUIDES:
Un Druide présidait les autres, sous le titre de prince, et son autorité était souveraine. Après sa mort on en élisait un autre, et Sil sen trouvait plusieurs de pareil mérite ou égaux en voix, on recommençait l'élection, et quelquefois on en venait aux mains par les armes. Dans l'inscription de Dijon, Chindonax est qualifié grand prêtre ou archiprêtré. Les anciens rois des Gaulois ne pouvaient rien faire sans les consulter, de sorte que leur sagesse gouvernait les rois, et le roi, par son autorité, sa force et sa valeur gouvernait les autres ; c'était un excellente sorte d’aristocratie, qui consistait en force, en sagesse et en justice.
bete PHILOSOPHIE MORALE DES DRUIDES:
Strabon et autres rapportent que les Druides traitaient souvent de ce qui regardait les mœurs et avaient surtout un très grand soin de la justice royale, pourquoi ils étaient chargés de tous les jugements publics et particuliers. Ils étaient ce que Platon souhaitait lorsqu'il disait que les États se porteraient bien et seraient heureux si les sages les gouvernaient. Diogène Laërce disait qu’il ne fallait en rien du tout faire mal. Qui que ce fût qui fit une bonne action, ils lui ordonnaient des récompenses, comme aussi, s’il arrivait que quelqu'un fit du mal, ils ne manquaient pas de le punir; ils pratiquaient en cela la justice distributive, faisant du bien aux bons et du mal aux méchants. Aujourd’hui l’on punit quelquefois les méchants, mais la vertu demeure sans reconnaissance et sans louange ; et, bien que la vertu porte en elle-même une assez grande récompense, elle s’augmente pourtant lorsqu'elle est louée. C'est pourquoi l’on voit dans Athénée et dans d’autres auteurs que les bardes, qui étaient les orateurs et les prêtres des Gaulois, avaient coutume d'accompagner les capitaines et les gens de guerre, afin
de louer et chanter leurs belles actions, ce qui est différent de ce que l’on pratique à présent, où l’on se contente d’écrire seulement les nouvelles de la guerre que l’on a entendues.
C'était une grande peine parmi les Gaulois d’être interdit, ainsi que cela est expliqué au chap. 11, n° 24 et Strabon remarque qu’on punissait plus sévèrement un Gaulois qui avait tué un étranger que s’il avait tué un citoyen, car celui-ci était seulement banni et celui-là puni de mort. |
Is faisaient très grand état de la tempérance et de la modestie, voulaient qu'on s’abstint du vin, comme le dit Ausone. Les statues de Druides celtes et autres que l’on a depuis quelque temps trouvées, au rapport de Conrard, étaient figurées nu-pieds, tête nue, couvertes d’un manteau avec capuchon, ayant la barbe pendante jusqu’au bas du ventre et fourchée, tenant un livre en leurs mains avec un bâton à la mode de Diogène, le visage triste et, la tête baissée.
Ils se servaient aux affaires publiques et particulières de lettres grecques, c'était la coutume des philosophes de beaucoup d’autres nations d'avoir, outre leur langue et leur écriture ordinaire, une autre langue et d’autres lettres, pour faire entendre leurs secrets et leurs connaissances particulières : les Égyptiens avaient leurs hiéroglyphes et les Éphésiens leurs lettres sacrées, dont il reste encore quelques livres, que l’auteur dit avoir recueillis, avec lesquels 1ls ont enseigné la génération de toutes les choses ; ainsi les Druides gaulois n'ont pas enseigné leurs mystères en langue gauloise, mais en une autre langue secrète, car il n’est pas vrai que la langue grecque fut la langue paternelle des Druides.
Les princes mangeaient quelquefois avec eux, principalement quand ils avaient besoin de savoir quelque chose par leur divination. [ls n'admettaient pas à leurs tables des princes enfants, mais des hommes faits, fermes et courageux, ils enseignaient que les maris n’avaient pas plus de droit sur leurs femmes que sur leurs servantes, comme Aristote et César le témoignent, ignorant peutêtre le droit conjugal et le droit civil. Ils ne voulaient point voir leurs enfants s'ils n'étaient savants ou capables de porter les armes. Aristote avec quelques autres rapporte qu'aussitôt la naissance de leurs enfants ils les plongeaient en la rivière afin de les accoutumer