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OBSERVATIONS SUR LES REMARQUES

en la Vie d’Agricola, au lieu qu’on doit écrire que lorsque César parla en cet endroit de la Bretagne, il entendit parler de la Bretagne gauloise qui est la Bretagne armorique, et ainsi cela n’est pas véritable puisque la Bretagne était découverte du temps de Jules César. Il est vrai, comme Genebrard le rapporte, que quand les Gomérites, enfants de Gomer, arrivèrent dans les Gaules, ils y abordèrent par l'Océan armorique, et, après y avoir fait séjour, ils se répandirent depuis dans toutes les Gaules ; une marque de cela est qu’ils ont beaucoup de termes hébreux en leur langue.

Une marque de la prééminence de la ville de Chartres sur toutes les autres villes des Gaules est que, tous les ans, tous les Druides avaient coutume de s’y assembler pour y faire leurs sacri-. fices solennels et y rendre la justice à tous les Gaulois #n loco consecrato en un bois sacré qui était situé sur la montagne où est à présent l’église de Chartres, dans les grottes de laquelle était posée, comme elle l’est encore, l’image dédiée à la Vierge qui devait enfanter.* ”

Les écoles des Druides se tenaient en la ville de Dreux ou aux lieux circonvoisins à l’entrée de la forêt (Marmousse) où 1l y a des grottes que l’on appelle encore la maison des Druides, comme à Autun 1l y a encore une montagne qu'on appelle, au rapport de Chassanes, le mont des Druides. Clément d'Alexandrie, qui dit lavoir tiré d’un Alexandre, au livre des Symboles des Pythagoriciens, rapporte que Pythagore avait appris des Druides les sciences qui le rendaient si fameux.

Les Gaulois croyaient à limmortalité de l’âme (Lucain, ivre [°. Ils prêtaient leur argent, avec échéance dans l’autre monde (Valère Maxime, titre des Institutions antiques, livre ID): « Mos gallorum occurrit quod memoria proditum est poenas mutuas quæ his apud inferos redderentur quia persuasum habuerunt animas hominum immortales esse, dicerem stultos nisi idem brachati sensissem quod paliatus Pythagoras credidit. » Le même auteur ajoute que César s’est trompé en disant que les Gaulois adoraient Apollon, Mars, Jupiter, Mercure, et avaient la même créance que les autres gentils, et qu’on a sujet de douter si cet auteur écrit des Gaulois comme ennemi ou comme ignorant.

CONSIGNÉES PAR ROUILLARD lol

J’a longtemps hésité à remarquer ce que Rouillard dit au deuxième chapitre de son livre, au commencement, de la prophé-: tesse Pythique qui, consultée par Jason, chef des Argonautes, pour savoir à qui elle conseillait de dédier le temple qu’il avait bâti en la ville d'Athènes, lui répondit que ce fut à la Vierge qui enfanterait le verbe éternel et qui moyennerait le salut de tout le genre humain. Sans doute cette réponse est admirable et revient fort bien à la révélation que les Druides avaient eue d’une Vierge qui devait enfanter Jésus-Christ. Mais n’ayant point vu la prophétesse Pythique que Rouillard dit avoir été consultée par Jason, ni cette réponse dans la vie de saint Procope, que j'ai vue tirée de Métaphraste, je ne me pouvais résoudre à la remarquer, néanmoins j'ai pensé depuis que cette remarque n'était pas à mépriser, me persuadant que Rouillard, homme savant et de grande lecture, n’en aurait pas chargé ses livres s’il n’avait vu cette histoire quelque part.

Une chose qui ne peut être contredite et qu'Origène rapporte en son homélie 4° sur Ezéchiel, pour montrer que les Juifs sont * des misérables qui, sachant tout ce qu'on dit de Jésus-Christ, n'ont pas voulu le reconnaître, voyant que tout ce qu'on dit de lui a été accompli et sachant qu'en Bretagne, longtemps avant son avènement, ils étaient portés par leur religion à croire à un seul Dieu.

Il ne faut pas douter que ces Bretons étaient de la province armorique, ou de la Grande Bretagne qui est l'Angleterre, qui, sans doute, ont autrefois été instruits par les Druides qui étaient persuadés qu’il n’y avait qu'un seul Dieu. Ce que César dit d'eux « que les Gaulois avaient divers dieux » n'est pas véritable, et s’ils en ont reconnu d’autres que le vrai Dieu, ce n'a été que lorsque César a occupé leur pays et qu'il y a apporté avec lui les superstitions romaines.

La VIERGE DE CHARTRES.

Dessinée par le chanoine Étienne dans le Catalogue des Reliques et joyaux de 1682 (Archives départementales, G 403, f° 68).

PÉRTODE CHRETIENNE

De AVILEE DE CHARTRES CHRÉTIENNE

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