‹ Recherches sur ChartresChapitre 69 sur 323 · DÉDICACE DE L’AUTEL ET DE L’IMAGE DE LA VIERGE · texte numérisé non relu

DÉDICACE DE L’AUTEL ET DE L’IMAGE DE LA VIERGE

Rouillard écrit avoir vu dans plusieurs manuscrits de l’église de Chartres, tous conformes, que le prince des Druides, un premier jour de l’an où ils étaient assemblés pour cueillir le nouveau gui en la présence de Priscus, alors roi de Chartres, annonça au peuple chartrain qu’en un siècle, c’est-à-dire en cent ans du temps où il parlait, devait naître la Vierge qui enfanterait ainsi qu'il avait été prédit par les prophètes, par les Sibylles et par les sages des Chaldéens, Vierge qui ramènerait l’âge d’or et qui produirait celui qui était l’attendu et l’espoir de tous les hommes, que ce roi Priscus et toute l’assemblée qui était présente, touchés de ce discours du prince des Druides, à l’heure même élevèrent, en la grotte qui était dans le bois sacré situé sur la montagne, un autel qu'ils dédièrent à la Vierge qui devait enfanter et mirent un enfant entre les bras de cette image. ;

L’auteur s'appuie sur les archives de l’église de Chartres comme sur les auteurs qui ont traité des Druides. On peut répondre que les auteurs qui ont traité des Druides n’ont pas parlé de cette dédicace, que les registres du chapitre de Chartres étant récents ne sont pas plus croyables, que les vers latins léonins écrits en 1371 le sont encore moins, et ce qu'il dit de la harangue du prince des Druides et de la cérémonie de cette dédicace ne l’est pas davantage.

On peut croire, avec raison, que les Druides ont eu connaissance du mystère de la Vierge qui devait enfanter, dont ils ont instruit les Chartrains, comme de plusieurs autres choses qu’ils savaient et enseignaient à leurs disciples. Je ne doute pas davantage qu'ils n’aient eu connaissance des livres de la Sainte Écriture,

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