PROSATEURS
Un délien, Sémus *, écrivit un traité intitulé Arikidç qui avait au moins huit livres ; Phanodème composa des Awzv-dc 2 et Démade, d'Athènes 3, une histoire sur Délos et la naissance des enfants de Latone. Il ne faut pas le confondre avec l’orateur Démade 4. L'ancien commentateur d’Apollonius 3 nomme encore, au livre premier, un autre historien de Délos, Phanodicus, dont l’ouvrage se divisait en plusieurs livres.
Anticlide ou Anticlès d’Athènes, parle d’Apollon Délien et d'une de ses statues dans un livre composé sur « les apparitions des dieux G » .
Aristote écrivit un traité intitulé LrïkizvA 7 , et Palæphate d'Abydos, contemporain d'Alexandre, composa des mémoires sur Délos 8.
Ces œuvres ont disparu, de même qu’un traité de Critias, sur le Gouvernement des Déliens 9.
Pline a écrit sur Délos quelques pages, et son imitateur, Solin, un traité spécial.
! Fragm . hist. gr ., éd. Didot, t. III, p. 492. Ce traité, suivant Athénée, est intitulé Arpaâç, et suivant Suidas, Aïpaaxà.
2 Frag. hist. gr ., id., ibid.
3 Suid., ad verb.
3 L’orateur Démade n’a pas laissé d’écrits. Quintil., XII, 10, 49.
3 Schol. ad Apoll. Rhod . Argonaute 1, 419.
Plut., De Music ., cb. xiv.
7 Athén., VII, 296, c.
8 Suid., ad verb.
0 Ce traité a été cité par Héraclide de Pont. Cf. Meursius, Bill, ait 88; Héracl. de Pont, Kœhler, éd. 1804, p. 131 .
DELOS
Plusieurs orateurs ont parlé de la population délienne, généralement, pour en médire. Hypéride cite un discours, prononcé avant 425 par un orateur nommé Démade? contre les Déliens qui avaient assassiné de riches Éoliens et qui accusaient de ce meurtre les habitants de l’île voisine h Les orateurs Apollodore d'Athènes 1 2 et Polycrate de Rhénée ont aussi parlé contre les Déliens.
Un procès fut plaidé devant les Amphictyons de 346 à 344, pour savoir si Délos ou bien Athènes administrerait les temples Déliens. Hypéride fut chargé par l’Aréopage de soutenir la cause d’Athènes, à l'exclusion d'Eschine nommé par le peuple. L'avocat des Déliens fut probablement Euthycrate d’Olynthe. On a quelques renseignements sur le discours déliaque d'Hypéride 3.
Il reste aussi quelques fragments d’un discours déliaque prononcé par Eschine ; mais il n'est pas sûr que
1 Cf. Hyperid., Deliaca oratio , ( Oratores attici , éd.Didot, t. II p. 392 et suiv.). — - Démade fait remarquer que la ville de Rhénée se trouvait à 30 stades du point où l’on débarquait à Délos, et, par conséquent, fort loin de la place où les cadavres avaient été jetés. — Ces détails sont exacts. Les ruines de la ville de Rhénée sont situées à la distance fixée par Démade, au N.-O. de l’ile, sur le hord d’une anse qui regarde Syra. J’ai reconnu une partie de ses murs, de ses tombeaux, de ses maisons ; mais cette découverte, qui est encore inédite, avait déjà été faite par M. Terrier ( Mém . inéâ .). Tournefort a pris pour remplacement de la ville de Rhénée celui des sépultures détiennes. — Rhénée, appelée aussi Délos (Théocr., XVII, 68, 70 et schol.), Celadussa et Artémis (Plin., IV, 22, 2), était à la fois une île et une cité. On atteignait à la ville par un chemin escarpé. Strahon appelle cette île Niqau8piov ëpTi^ov ; ILesychius lui donne le nom de ville, etZoziME, de métropole.
2 Athén., IV, 172-173.
3 Cf. Hyperid., éd. Didot, ojp. cit ., loc. cit.
NOMS ANCIENS
cet Eschine soit le célèbre orateur rival de Démosthènes J.
Un certain discours rapt, xfiç Atlov 0u<jt'aç, paraît avoir été faussement attribué à Dinarque, de même qu'un discours déliaque 'Amllwoç, aal 'PotoO; zat Zzayvlov qui contient l’histoire de Délos et de Léros 2.
0n cite d'un orateur nommé Polyxène, un discours déliaque dont la première phrase nous a été conservée3.
| II. Noms de Délos. — Noms de ses lieux les plus célèbres.
AyaOoua#. — (HESYCH. Adverb.)
TrpÔTepov. Les commentateurs d’Hésychius pensent qu’il s’agit plutôt ici d'une île de Télos. (V. Schwenck,
’Ayacjr/i. — (Philo, ELpi K 6au, p. 960.) Ce nom est
resté à l'une des Cyclades où le culte d’Apollon était le plus en faveur. Suivant Philon, ce nom fut appliqué à l’île de Délos parce que, après avoir été invisible, (et cachée sous les flots), elle finit par apparaître. — Gf. Schwenck, p. 7.
Astarte. — (Angelo Mai, Cod. vatic. classic. auct
1 Op. cit., éd. Didot, t. II, p. 434. Philostrate, Apollonius, Plutarque, Planude, attribuent ce discours au célèbre Eschine, etPhotius à un orateur du même nom.
2 Denys d’Halic., édit. Reiske, De Dinarcho judicium, p. 660 et 661.
3 Hyperid., Didot, t. II, p. 475.
DÉLOS
1831 ; mythogr ., t. m, 1. i, n° 37 et le second rny Biographe n° 17.) Ce nom d’Astarté n’est appliqué à Délos que par les mythographes latins de la décadence» Ailleurs le nom d'Astérie est seul usité.
*’ ActEpA, Asteria. — (Steph. Byz. —Pline, Ilist. nat.? iv? 22. — Solin, 11, 19 : Asteria, a cultura Apollinis.) Suivant Apollodore, (Bibl. gr.y iv, 1) et Hygin, 53, Astérie, poursuivie par Jupiter, fut changée en caille, et donna son nom à la ville d'Astérie, plus tard appelée Délos. D'après Ovide [Métam., vi, 107), Astérie fut enlevée par un aigle. Nonnus (xlii, 399 et suiv.) et Pindare (fr. 57, 58, éd. Berg.) racontent que Neptune poursuivit Astérie et qu’Apollon la fixa. (Cf. Hesiod., Tlieog ., 404 et suiv. et le commentaire de Van Lennep, Amsterd. 1854.) — Pindare, loc. cit . , et Callimaque, Hymn. in Del., 37 et suiv. comparent l’île sainte à une étoile. Les anciens croyaient donc que Délos se nommait Astérie parce qu’elle ressemblait à un astre, ou bien parce qu'elle était tombée dans la mer comme une étoile filante.
La Crète s’est aussi appelée Astérie. (Hesych.^ 'Actep (m,Yi Kpy;TY] y.ol l r, A>?).o ç ourwç e/.aXoTJVTo) — Nous trouvons encore dans Hésychius qu’Astérie était le nom d’une ville de Thessalie. Les premiers habitants de Ténédos s’appelaient 'Aarsoioi. Cf. Plut., De Pyth . orac., 12. — Paus., i, 35, 5, mentionne près de Milet une île nommée Astérie, qui renferme le tombeau d'Astérios. (Cf. Schol. ad Apollon. Bhod. Argonautic.,i, 186.)Pline cite une île d’Astérie près d’Ithaque (Ilist. nat.yivy 12), et Suidas une ville d'Àstérie en Lydie. Un fleuve Asté-
NOMS ANCIENS
rion coulait près de Mycènes (Paus., ii, 17, 2.). Une étoile filante étant tombée sur le Cithéron, qui ne portait encore aucun nom, il s’appela d’abord Astérios. (Pseudo plutarch., De fluviis, 2.) De tous ces renseignements, on peut conclure que ce nom d’ Astérie est fort ancien et que la légende de l’astre ou de l’étoile filante y peut être attachée. Cet astre qui a donné son nom à l’île peut aussi avoir été le soleil lui-même ; mais aucun texte ancien ne confirme cette hypothèse.
Àxp.or. — Suivant la plupart des auteurs, la brillante, la visible, celle qui apparaît. C’est l’étymologie la plus vraisemblable que l’on donne à ce nom, mais elle est expliquée de diverses manières. Son nom lui vient, d’après Pline qui cite Aristote (Hist. nat., iv, 12), de ce qu’elle apparut tout d’un coup. Hygin, Fable 140, raconte qu’elle disparut, puis réapparut. On lit dans l’Etymologicum magnum qu’elle était cachée, que Jupiter la fit apparaître , et qu’elle s’éleva sur sa base invisible. (Cf. Pind. , Fr. cit. in Del.) Cette base est formée par quatre colonnes. Elle sortit donc du fond de l’Archipel, soulevée par Neptune, et peut-être par un tremblement de terre. Philon, Hep! K 6a y., p. 960, suppose aussi
que Délos et Rhodes ont surgi du fond de la mer. (Cf. Plin., ii, 87.) Suivant ces deux auteurs, quand une île s’élève une autre s’abîme. D’après Lucien, Dial, mar * x, Délos avait été détachée de la Sicile.
Isidore, Orig ., xiv, et Solin, xi, 18, pensent que le premier rayon de soleil qui éclaira la terre après le déluge d’Ogygès tomba sur Délos et qu’elle apparut ainsi la première aux regards des hommes. Cette
DÉLOS
étrange opinion ne s’appuie sur aucune légende ancienne. — Quand les deux astres nés à Délos apparaissent, tout s’éclaire ; de là lui vient son nom, suivant Macrobe, Saturn. i, 17. — Elle s'appelle Délos parce qu'elle est la première où le dieu se soit manifesté (Steph. Byz.,ad verb.). Enfin, l’on trouve encore dans Stéphane de Byzance et dans Servius, Ad Virg. Æneid., m, 73) que Délos fut ainsi appelée à cause de la clarté de ses oracles. Ni cette interprétation, ni celle de Macrobe ne s’appuient sur aucun autre texte ; elles semblent donc être dues à la fantaisie de leurs auteurs.
Délos est-elle l’île « qui s'est manifestée » , ou bien le lieu où s'est « manifesté le culte d'Apollon », ou, plus simplement, l'île « brillante » ? Sans trop préciser, on peut supposer qu'elle dut son nom à l'éclat dont elle fut environnée, grâce à ses légendes et à son dieu solaire h
A quelle date s’est-elle pour la première fois appelée Délos? Homère la nomme une fois Délos, ( Od . vi, 162.) et plus souvent Ortygie. Ce nom de Délos est également porté par d’autres localités. Une ville de Carie s’appelle Ar^fa. (Steph. Byz., ad verb.) On trouve aussi une ville de Delium à Naxos, (Parthen., Erot ., ix, 1. — Plut., de Virtut. mul., p. 254) une montagne de Délos en Béotie, (Plut., Pélop ., 16) et enfin une ville de Delium en face de l'Eubée, (Thuc., iv, 76, 89, etc.) mais qui tire peut-être son nom de la ville sainte des Cyclades.
1 Nous ne citons que pour mémoire des étymologies plus modernes très-hasardées, celle de Bochart, par exemple, qui fait dériver Délos du phénicien. — Sur Apollon délius, révélateur, cf. Plut., de eiap. Delphos , ch. n.
NOMS ANCIENS
Si l’on en croit le Scholiaste d’Apollonius de Rhodes, (Argonaut., i, 308) l'île s’est nommée d'abord Astérie, puis Ortygie ; d’après Servius (Virg-., Æneid.> m, 72 et id. ni, 12), le nom de Délos plus ancien que celui d'Ortygie est plus moderne que celui de Cynthos, et les noms de l'île ont d’abord été Cynthos, puis Délos, puis Ortygie, et encore Délos. Suivant Callimaque, H. in Del., 39, le nom d’ Astérie a précédé celui de Délos.
ZxkwQoç. — (Steph. Byz., art. Aÿ.oç.) Suivant Stéphane, ce nom a été par erreur, appliqué à Délos. — Il faut Je rapprocher de la racine Kvv%ç.
KuyatQoc,Cynæthus. — (Plin.,H. N., iv, 22, 2. — Solin, xi, 19.) A venatibus Cynæthus. Pline et Solin font dériver presque tous les mots anciens de coutumes familières aux civilisations commençantes. Il faut tenir plus de compte de leurs renseignements que de leurs interprétations. Peut-être ziQoç, vient-il de aïQoo, brûler, et le radical v.vv n'a-t-il pas une signification bien différente.
KuvQo:. — A d’étroites relations avec le mot précédent. C’est le nom de la principale montagne de l'île. De là viennent les dérivés Kw/0ia (Cynthia) et KwQiaç qui désignent quelquefois l’île entière. Nous ne citerons pas toutes les épithètes de Délos, telles que Cyntliia, Latonia, Apollonias, qui ont pu être prises substantivement. Sur KuvQoç, cf. Plin., loc. cit.; Solin, loc. cit . ; Steph. Byz.; Antimaque, Scriptorum grœcorumbibliotheca , ed. Didot, t. vu ; Hesiod., in fine, p. 33.) Ce nom lui vient, suivant Antimaque et Nicanor d’Alexandrie,
DÉLOS
cité par Stéphane, ano K w0ov zov Qxexvov. Si Pile est sortie des flots, le Cynthe est bien, en effet, un « fils de l’Océan ».
Lagia.— (Plin., H. N, iy, 22. — Solin., xi, 30.) Ce nom lui vient-il de ses lièvres, de ses chasses ( a venatibus)? Ce mot est une corruption dePelasgia, nom que Délos a porté.
’Oprvyix. — Lfile de la Caille. (Plin.; Solin., loc. cit. — Athen., ix, 392, d. — Hygin, 140. — Servies, Æneid ., m, 72, etc.)
D’autres îles s’appelèrent Ortygie. Une Ortygie est située en face de Syracuse ; une autre devant Ephèse. Suivant NiCANDRE(cf. Schol. Apoll. rhod ., i, 419) elles furent colonisées par une ville étolienne d’Ortygie. Nous ne savons quelles raisons Nicandre invoquait à l’appui de son hypothèse que rien ne nous semble justifier.
I/île de Délos, dans Homère s’appelle Ortygie, et cette île est déjà une île sainte h Le Scholiaste suppose que l’île était basse avant de s’élever au-dessus des flots ; or, le vol de la caille est lui aussi très-peu élevé au-dessus de la terre; et de là ce nom d’Ortygie. Voilà où peut conduire la fureur de tout vouloir expliquer- La caille, oiseau sacré de Latone était aussi consacrée
I Voici les deux vers d’Homère (Od., 5, 123, 124.)
"Eioç [xiv ev ’OpTuyfy ^puao'Opovoç "ApTspuç àyvfl OTç àyavolç psXesaaiv èTzo\.yo\ié^r\ xa'rs'jreçvsv.
II est probable que àyv^ se rapporte à Ortygie et non pas à Artémis (Apion, Pal. harl. amb , 9).
NOMS ANCIENS
à un Hercule phénicien, fils d’ Astérie. (Athen. , ix, 392. d.)
Nous sommes peut-être autorisés à tirer de ce fait un rapprochement entre Ortygie et Astérie. — Ortygie est presque toujours considérée comme Pile de Diane. Cf. Otf. Muller, die Dorier , Breslau , 1844, t. i p. 377 — 382.
D'après un vers de l’hymne homérique (v. 16) que Ton retrouve dans les orphiques :
Tÿv iïki> sv 'OpTi)yr/î, tov tioxvixy evî Avp.cç,
il semble qu’Ortygie et Délos n’aient pas toujours été la même ile. Peut-être s’agit-il ici de l'Ortygie d’Ephèse.
nelzGyiz. — (Steph. Byz . , ad verb .) Ce nom prouve que l’île fut habitée par les Pélasges; mais il n'est pas sûr qu’il date de l’époque primitive. Des Pélasges, chassés de l’Attique, colonisèrent quelques Cyclades % à peu près à l’époque où les Doriens envahirent la Grèce. L'une de ces Cyclades fut appelée Pelasgia,
Pyrpile ouPyrpolon. — (Plin., loc.cit. — Solin., loc. cit.) Elle dut ce nom, suivant Pline et Solin, à ce que le «feu y fut découvert»1 2. Solin, plus explicite que Pline,
1 Cf. Miller*, Supplément aux dernières éditions des petits géographes , Paris, 1839, p. 287. Un fragment de Nicéarque place dans les Cyclades une ile de nefowytd, habitée par les Pélasges chassés de l’Attique w? àSuot xai Sp^ayes. . Cf. Eustath., ad Dionys. 520.
2 L’abbé Sallier qui cite ce texte, pense que l’on faisait autrefois du feu en frottant du lierre contre du laurier, mais rien ne prouve que l’on ait ainsi allumé le feu sacré à Délos. Nous
DÉLOS
ajoute « et ignitabula». Le radical 7i0p, feu, entre probablement dans la composition de ce mot. Bacchus 7ivp7r6/.oç est le dieu des fêtes nocturnes célébrées à la lueur des flambeaux. Peut-être de pareilles cérémonies étaient-elles célébrées à Délos. Schwenck (p. 21 propose cette hypothèse ingénieuse, mais incertaine.
2zu9taç. — fSTEPH. Byz. — Hesych.), Peut-être faut-il lire Cynthias. Elle porte aussi le nom de Chlamydia, et ressemble aussi peu à un bouclier qu'à une chlamyde. Ce nom de Scythias ne paraît pas lui venir non plus des Scythes, qui ont autrefois envoyé à Délos, par l’intermédiaire d’autres peuples, les offrandes sacrées des Hyperboréens.
X1ziâv$lz9 chlamydia. — (Plin., loc. cit. — Steph.By^., art. Délos). — Yid. supra 4. Citons encore pour mémoire les noms altérés deGoranaetde Midia que Délos avait autrefois portés, si l’on en croit Bondelmonte [Lib. insul. c. 32).
trouvons au vers 1 de l’hymne de Callim. à Apollon, éd. Otto Schneider, Leips., Teubn.,1870, la note suivante : «Ideolaurus Phœbo sacra vel quod divini nescio quid in se continere crédita est a veterihus, et in prunas conjecta, si magnum ex se strepitum ederet, fausta ; si nullum aut exiguum, infausta portendere. Vel quod in lauro femina ignis lateat, eaque ratione solem adumbret. Laurus enim hederæ adfricata perinde atque silici chalybs ignem emittit. — Cf. Callim. H. à Merc. v. 108. Mercure allume du feu en frottant du laurier.
1 Nous ne citons pas d’autres noms que les poëtes seuls ont donnés à Délos. Callimaque [H. in Del. 325), l’a encore appelée iaTfy c’est-à-dire 'Ecmoc, parceque Délos est comme un foyer et un autel au centre des Cyclades (Cf. Schol ad loc. cit.)
Cette position lui a aussi valu le nom de Cyclas (Call.,#, in Del., 3 et 199)
NOMS ANCIENS
Délos, au moyen-âge, a été appelée par les pirates « Lo Scholio » récole, ou plutôt « Lo Scoglio » l'écueil. Délos et Rhénée portent le nom de Dhilès. Délos se nomme la « petite Dhiles, » ou « les petites Dhiles » car chacune de ces deux îles, dans le langage populaire, est nommée au pluriel.