‹ Recherches sur l'absorption et le rejet de l'eau par les grainesChapitre 27 sur 48 · AE = EE · texte numérisé non relu

AE = EE

Fig. 11. — Appareil destiné à mesurer la force de résistance du tégument (schéma). — I. À, partie effilée de ja baguette de verre ; B, tube dans lequel glisse la baguette de verre ; C, baguette de verre; D, support; E, plateau; F, poids ; G, tégument ; H, sup-

port creux pour le tégument ; S, table sur laquelle repose l'appareil; IL. Autre dispositif : A, partie effilée de la baguette de verre ; B, tégument; C, amande ; D, canal; $, table sur laquelle repose le panier.

licale, el vient s'appliquer sur une portion du tégument d’une graine gonflée etreposant sur l’orifice d’un autre tube plus pelil. Les bords du tégument sont raballus el serrés autour du tube, de manière à for-

mer une membrane bien tendue. On peut aussi prendre une graine et la percer d’un canal de manière à ne laisser subsister qu'une portion du tégument. De cette facon, on est dans les conditions à peu près normales (fig. 11.11). Quand l'opération est prête, on met des poids sur le

plateau jusqu'à ce que la baguetle transperce le tégument. J'ai pu, ainsi, avec des téguments de Lupin blanc, mettre 100, 150 et même 200 grammes sans voir aucune déchirure.

La radicule peut-elle opérer une pareille force ? Pour le savoir, on isole la radicule d’une graine gonflée de Lupin, en la laissant attachée seulement à une petite portion des cotylédons. On plonge le tout dans la cire de manière que le sommet de la radicule sorte seul. Sur elle vient s'appliquer une planchetle très légère (fig. 12). On y place

2. — Appareil pour mesurer la résistance de la radicule à l'écrasement. — A, radicule; B, partie des cotylédons ; C, cire; D, plateau; E, poids.

Fig. 1

des poids jusqu’à ce que la radicule soit écrasée. On conslate ainsi que 50 grammes suffisent à écraser la radicule, chez le Lupin. Par des coupes, on se rend compte que le point végétatif est atteint et que la racine ne pourrait ainsi plus croître. Cette radicule qui ne peut résister à une pression de 50 grammes, ne peut donc percer le tégument qui demande pour cela une pression d'environ 150 grammes.

Nous concluons :

La radicule, par la simple force gwelle développe en croissant, est incapable de percer le téqument. IT est probable qu'elle sécrète une diastase, laquelle diminue la résistance de ce dernier en dissociant les cellules.

La sortie de la radicule dans les graines dures et les akènes résistants fera l’objet d’un travail ultérieur.

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