‹ Recherches sur l'absorption et le rejet de l'eau par les grainesChapitre 29 sur 48 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Le problème déjà abordé accidentellement par plusieurs auteurs (1) a été surtout étudié par le D° W. Detmer (2), professeur à l'Université d'Iéna.

Ce savant s’est servi pour étudier les différences de volume d’un ballon d’une capacité d'environ 600 centimètres cubes et dans lequel on met environ 300 grammes de graines, notamment des Pois. On remplit le ballon d’eau et on le

(4) Citons surtout les travaux suivants :

Wiesner, Versuchsstalionen.

Nobbe, Handbuch der Samenkunde.

Horky in F. Haberlandts, Wissenschaftl.-prakt. Untersuchungen auf dem Gebiete des Pflanzenbanes.

Hales, Statique des végétaux.

N. J. C. Müller, Botanische Untersuchungen, IV.

(2) Detmer, Wollnys Forschungen auf dem Gebiete des Agriculturphysik, H. 2:

Id., Journal f. Landwirthschaft, 27 Jahrgang.

Id., Vergleichende Physiologie des Keimungs Processes der Samen. Téna,

ferme à l’aide d’un bouchon traversé par un thermomètre et par un tube de 0,5 centimètres de diamètre, ouvert aux deux bouts. Toutes les cinq minutes on note le niveau de l’eau dans ce tube, au moyen d’une règle graduée en millimètres. On fait ensuite si on le désire la correction due à la température.

Le procédé employé par l’auteur est extrêmement grossier, car il ne fait aucune sélection dans les graines qu'il emploie et qui sont ordinairement des Pois, c’est-à-dire des semences où les Léguments sont souvent blessés. Le nombre des expériences effectuées et le peu de variété dans les graines employées, fait que les conclusions qu'il en tire n'ont pas une base suffisamment solide, d'autant plus que les expériences durent un temps beaucoup trop court.

Le second et dernier travail à citer sur le même sujet est celui de M. Leclerc du Sablon (1). Pour étudier les varialions de volume, il a employé un moyen simple, mais qui n’est pas très sensible, qui « consiste à mesurer le poids et le volume des graines avant l'immersion et un certain temps après. Le poids de la graine humectée, comparé au poids de la graine sèche, donnera le poids, et, par conséquent, le volume de l’eau absorbée. En ajoutant ce volume à celui de la graine sèche, on a le volume qu'aurait la graine sil n'y avait eu ni contraction ni dilatation. Il ne reste plus qu'à comparer le nombre ainsi obtenu à celui qu'on a trouvé pour le volume réel de la graine et l’on voit s'il n’y a eu ni contraclion, ni dilatation. Si l’on effectue des mesures après des temps différents d'immersion, on peut suivre les variations qui se produisent. » M. Leclerc du Sablon donne les résultats oblenus sur 10 grammes de Fève, Maïs, Orge, Courge, Buis, Févier, Lupin, etc. Quand les différences de volume étaient très faibles, il s’est servi de la méthode suivante : « On se sert d’un flacon muni de deux tubulures, une à la partie supérieure, comme dans les

(1) Leclerc du Sablon, Expériences sur l'absorption de l’eau par les graines. (Bull. Soc. bot. de France, 6 avril 1889.)

flacons ordinaires, et une autre, horizontale à la partie inférieure. La tubulure inférieure est fermée par un bouchon traversé par un agilateur qu'on peul faire monter ou descendre par glissement. Ceci posé, on remplit le flacon d’eau, on y met en même {emps un poids connu de graines el on ferme de facon que l’intérieur du flacon ne communique avec l'extérieur que par le tube de la tubulure inférieure. » On note le déplacement de l’eau dans le tube et l’on voit ainsi s’il y a dilatalion ou contraction. M. Leclerc du Sablon a appliqué cette méthode aux Pois, aux Haricots, au Colza, au Lin, etc.

M. Leclerc du Sablon n’émet aucune hypothèse sur les causes des variations de volume ; sa principale conclusion est qu'il y à de très grandes variations individuelles et que, dans certains cas, avec une même espèce de graine, on a tantôt une dilalation, tantôt une contraction.

Le problème du gonflement des graines restait, pour ainsi dire, presque totalement à résoudre. Il fallait perfectionner les méthodes employées, voir à quoi élaient dues les varialions individuelles observées et enfin trouver les raisons de la dilatation et de la contraction. Ce sont ces différents points que nous allons aborder.

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