GRAINES COMPRIMÉES (P — 5) GRAINES TÉMOINS (P
rt
Léger plissement sur le bord|Graines toutes plissées. mince des graines.
Plissement augmente et fait les| Graines très plissées. deux tiers du tour des graines. Le plissement est pincé, il est formé par l’accolement des deux parois du tégument.
2h 53m |Plissement fait tout le tour des| Graines très plissées. graines (fig. 29). Tégument| Tégument opaque. opaque.
Le plissement reste tel quel| Graines très plissées. jusqu à la fin de l’expérience.| Tégument opaque. Il n’y a pas trace de plissement sur les deux faces. Le tégument devient translucide.
Toujours le même plissement.| Plissements deviennent un peu Tégument encore plus trans-| plus lâches, plus étalés. Télucide : il est étroitement collé! gument devient légèrement sur l’ embry on. L'embryon de-| translucide.Les embryons ne vient manifestement plus vo-| sont guère plus volumineux lumineux que celui des grai-| qu'au début de l'expérience. nes témoins.
A 3 h. 30 m., on sort les graines de l'appareil. En les coupant, on voit qu'il n’y a aucun espace vide entre le tégument et l’amande (fig. 29). La partie plissée est formée du
tégument replié et étroitement collé à lui-même : ce plisse-
ment, ou mieux ce « pincement » n’est donc pas comparable
à celui qui s'opère à la pression atmosphérique et que nous
avons décrit dans le chapitre 1. Quant à l'embryon, comme
l'indique la coloration foncée de sa zone périphérique, il a absorbé une grande quantité d’eau.
Au contraire, dans les graines lé-
moins, le tégument forme une large
.p cavité où ballotte librement l'embryon.
Comme on le voit, le tégument, en
absorbant de l’eau, a effectué une ten-
talive de plissement qui, si j'ose m'ex-
primer ainsi, à échoué. Bien que se
plissant un peu, il n’a pu créer de vide
au-dessous de lui.
À la fin de l'expérience, on mesure
de nouveau le poids et le volume des
Fig. 29. — Lupin blanc. graines. En comparant ces chifires à
EN ceux fournis au début, on constate que
l'eau à la pression de le volume dont a augmenté les graines
» atmosphères. P, pli pr. : . ’ - :
marginal, — B, Coupe CSt inférieur à celui de l’eau qui a péné-
a DATE il n’y à jamais de dilatation, mais cotylédon: R, radicule. toujours une contraction, comme chez les graines à tégument dur ou adhérent.
En mettant des graines de Lupin dans le même appareil, à la pression de 9 atmosphères, on constate des phénomènes absolument semblables.
Comme on le voit, si /« pression extérieure est forte, les graines ne se plissent pas de la même facon qu'à la pression atmosphérique : WU n'y a pas dilatation au début de l'expérience, mais contraction.