MARCHE DU PHÉNOMÈNE DE GONFLEMENT
Au point de vue de l'accroissement de volume, comment s'opère le passage de l'état sec à l’état gonflé? Y a-t-il, à cet égard, des particularités dignes d’être signalées ?
F g. 4. — I. Appareil pour inscrire les changements de volume des graines qui se gonflent. À, graine ; B, cire; G, poids ; D, sable; E, eau; F, vase; G, fil; H, point où le fil est réuni à la paille: IJ, axe autour duquel pivote la paille; K et K', supports; L, paille; M, pointe de la paille; N, cylindre enregistreur; OP, fil à plomb ; QQ', courbe tracée.
II. Détail de la région [. 4, paille ; bb", lièges; cc', axe.
Pour nous en rendre compte, nous avons construit un petit appareil très simple destiné à enregistrer et à amplifier la courbe du phénomène. Ilse compose essentiellement (fig. 4, L d’une tige légère, découpée dans une paille, ayant environ 20 centimètres de longueur et terminée en pointe eflilée à
une extrémité. Au dixième de la longueur environ en partant de l'extrémité non effilée, on colle, à droite et à gauche, deux petits parallélipipèdes de liège destinés à en augmenter l’épaisseur (fig. 4, Il). Perpendiculairement à celte masse, on introduit un axe métallique autour duquel la paille peut tourner sans frottement. A l'extrémité effilée, on fixe un fil fin, attaché d'autre part à un poids pesant un peu plus que le long bras de levier de la paille. La graine élant posée par une de ses faces au fond d’un petit cristallisoir, on attache, avec de la cire, sur l’autre face, le poids. On maintient la graine en place, en la plongeant dans une couche de sable fin, qui lui permet néanmoins de se dilater. L'appareil étant