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lènediamine ; il a une coloration violet pâle. Si on en ajoute quelques gouttes à une solution d’acétone le liquide prend au bout de quelques instants une teinte rose et le lendemain une teinte rouge sang. Cette liqueur ainsi colorée présente au spectroscope deux bandes d'absorption de même réfrangibilité que celles de l’hémoglobine.
Cette réaction est loin d’être caractéristique et on l'obtient avec les aldéhydes, l'acide acétique et ses dérivés, etc. De plus elle est peu sensible : Malerba reconnait lui-même qu’on n'obtient de résultat qu'avec les solutions renfermant de 1 à 2 0/0 d’acétone, ce qui lui enlève toute valeur. Enfin le réactif est très rapidement altérable, quelques précautions qu’on prenne pour le conserver.
Cette réaction a d’ailleurs été fort peu employée.
Réaction de l’hydrazone. — L'acétone et la phénylhydrazine se condensent à froid pour donner le composé :
(CH)? : C : Az — AZH (C6 H5)
Cette réaction est très sensible et se fait surtout bien en solution acétique. L'’hydrazone obtenue bout à 163° sous la pression de 91 "".; elle est soluble dans l’éther et les acides dilués ; les acides chauds la dédoublent en ses composants.
Pour préparer le réactif on précipite par HCL concentré une solution de phénylhydrazine dans 10 p. d'alcool, on lave à l'alcool et à l’éther et on dissout le
cho
précipité, au moment de s'en servir dans une solution . contenant, pour une partie de chlorhydrate, de phénylhydrazine, une partie et demie d’acétate de soude cristallisé dans 10 parties d’eau. (Beïlstein).
Si l’on ajoute quelques gouttes de ce réactif à une solution d’acétone, on voit apparaitre un précipité d’un blanc légèrement jaunâtre constitué par de fines gouttelettes d’hydrazone qui, au bout de quelques temps, se réunissent et forment une mince couche huileuse à la surface du liquide.
Unesolution d’acétone à 1 pour 1000 donne encore un trouble très net au bout de quelques minutes.
Cette réaction n'est pas absolument caractéristique de l’acétone, car les aldéhydes donnent dans ces conditions un précipité de constitution semblable à celle de l’hydrazone de l’acétone. Or nous avons vu que dans certains cas les urines peuvent renfermer de petites quantités d’aldéhydes; mais nous avons dans le réactif de Chautard un excellent moyen de déceler les aldéhydes et par suite d'éviter la confusion. |
Quand on voudra employer la phénylhydrazine comme réactif de l’acétone urinaire il sera nécessaire de soumettre un certain volume d'urine, 250 cent. cubes par exemple, à la distillation, de recueillir seulement quelques centimètres cubes et d'opérer sur, ceux-0i, On aura ainsi un liquide beaucoup plus riche en acétone que l'urine en expérience et de plus on
op
éliminera les causes d'erreurs tenant à la présence possible dans l'urine du glucose qui donne aussi, avec la phénylhydrazine, une hydrazone peu soluble.
En résumé, parmi les réactifs que nous venons d'étudier, un petit nombre seul est à retenir, à savoir : les réactifs de Legal, de Lieben et la phénylhydrazine. Les autres sont trop peu sensibles car l’acétone se trouve dans les urines en quantité très variable et le plus souvent irès faible. C’est ainsi que nombre d'auteurs ont nié l'existence d’une acétonurie normale, les réactifs employés par eux étant insuffisants pour déceler les petites quantités d’acétone que renferment les urines physiologiques. Nous reviendrons d’ailleurs ultérieurement sur ce sujet.