‹ Recherches sur l'acétonurieChapitre 32 sur 33 · CH CH OR CH, COOH 4 0=CENGCORGR*CH +2 CO?+ 3 PO · texte numérisé non relu

CH CH OR CH, COOH 4 0=CENGCORGR*CH +2 CO?+ 3 PO

La présence de l'acide & oxybutyrique dans les urines des diabétiques a été démontrée par Külz et Minkowsky, qui parvinrent même à le doser appro-

Evo

ximativement en utilisant son pouvoir rotatoire : []D= = 23%, V. Wolpe et Naunyn ont repris ces expériences et ont même constaté un parallelisme remarqable entre la teneur en acide £ oxybutyrique et acide acétylacétique dans les urines diabétiques. Je citerai encore les recherches de M. Hugounenq, qui est arrivé à des résultais analogues.

L'existence de l'acide £ oxybutyrique, démontrée dans le sang de diabétiques, nous l’admettons en très petite quantité, il est vrai, dans le sang normal ; quoique dans ce cas je ne puisse donner de démonstration directe. Mais on concoit aisément que le polarimèêtre ne puisse mettre en évidence la petite quantité de corps actif qui correspond au poids si minime d'acétone trouvé dans les urines normales, d’autant plus qu’il doit s’oxyder au fur et à mesure de sa production.

En résumé nous admettrons donc que le sang contient à l’état normal une petite quantité d'acide £ oxybutyrique ; que cet acide donne par oxydation de l’éther acetyl acetique dont la saponification grâce à l’alcalinité du sang donne de l'alcool et de l’acétone. Si la quantité d’acide & oxybutyrique vient à augmenter, il devient facile de mettre en évidence ce corps, soit dans le sérum du sang soit daris les urines dans lesquelles il passe dès qu'il se produit plus rapidement qu’il n’est oxydé. Correlativement on. voit apparaitre ou augmenter dans les urines des pro-

duits d’oxydation et de dédoublement successifs, c’està-dire l’éther acétylacétique puis l’acétone et l’alcool.

Mais cet acide & oxybutyrique lui-même d’où provient-il ?

On admet généralement que les acides alcools, répondant à la formule générale C" H” 0*, ont deux origines distinctes. On fait en effet provenir les uns, comme l'acide lactique du dédoublement du glucose ou du glycogène dans certaines cellules spéciales suivant un mode identique à celui qui se produit dans la fermentation lactique :

C£ H® O6 = 9 C3 HS Où

tandis qu’on fait provenir les autres des acides amidés par hydratations et oxydations successives.

M. À. Gautier a insisté dans son livre sur ce mécanisme qui permet deconcevoir la formation de l’urée aux dépens des acides amidés tels que la leucine. Il rappelle notamment les intéressantes expériences de Neucki et Schultzer et de Salkowski par lesquelles ces auteurs ont montré que si l’on injecte à des animaux des acides amidés lels que le glycocolle, l’alanine, la leucine, presque tout l'azote des ces corps se retrouve à l’état d’urée, alors qu'il n’y a pas destruction supplémentaire d’albuminoïdes, la quantité de soufre urinaire restant la même.

Cetteoxydationetcettedeshydratation successives

croi

des acides amidés s’accomplit grâce à la présence du groupe Cyanique, qui, on le sait, apparaît dans le dédoublement des albuminoïdes. C’est ce qu’exprime l'équation : <

CO2H CO CO2H /'ATRE | +] +H#0-| + co CH AZH? AzH CLÉ OE AU NE

Leucine Groupe cyanique A. caprolactique Urée

Mais un autre mode de transformation de ces amides-acides est constitué par une hydratation simple sans oxydation de ces mêmes corps, ainsi que cela a lieu dans les fermentations anaérobies.

Il est exprimé par l’équation suivante :

(2) C OH C OH | HO =) + AzH CH! — A7zH2 CH! — OH Leucine A, caprolaclique Ammoniac

Nous admettons que l’acide £oxybutyrique procède par une réaction analogue, d’un homologue inférieur de la leucine, d’une butalanine, acide amidé à 4 atomes de carbone, dont un isomère, l'acide - amidobutyrique a été trouvé par M. Schutzenberger parmi les produits d’hydratation de l’albumine.

Argenson 6

L'hydratation de ce corps donne bien de Sent 8 oxybutyrique, ce qu’exprime l'équation :

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