‹ Recherches sur l'action des acides halogénés et de leurs esters sur les cellules de levure (Research on the action of halogenated acids and their esters on yeast cells)Chapitre 38 sur 70 · O2 CO:| O! CO · texte numérisé non relu

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Témouns Corps étudiés

OS Dr RAA RGO 0 SE ELA LE A PRE Trend « bromopropionique............. N/1000! 36 249 82 201 N/500 72 10 N/400 77 0 Mono bromosuccinique.......... N/1001 1150108535 2150 di bromo succinique............. N/100 ; | 69 191 Mono bromosuccinique .......... NO 06 18277 0 0 di bromosuccinique.............. N/10 ET 0 0

Ces faits sont confirmés par l’étude des acides succiniques mono et di bromés : ces corps en solution N/100 commencent tout juste à avoir une action inhibitrice sur la fermenlation. Il faut se placer en solution N/50 ou N/30 pour arréter la fermentation. Ici encore, le brome est pour ainsi dire

bloqué par la seconde fonction acide. Le tableau XXI donne queiques expériences faites avec ces divers corps.

Comparer :

les constantes de dissociation de ces divers acides (T, IT et ILE, p. 1010) ;

les constantes d’hydrolyse (T. IV, p. 1013) ;

les constantes de réaction avec le sulfite (T. VE p. 1016).

Il y a un parallélisme grossier entre ces dernières constantes et ies chiffres ci-dessus.

Il n'y a aucun parallélisme avec le coefficient de partage toluène/eau, benzène/eau, chloroforme/eau (T. I, p. 1008).

D. — INHIBITION PAR LES CÉTONES ET LES ALDÉHYDES HALOGÉNÉS.

La première mention d’une action physiologique d’une aldéhyde halogénée se trouve dans une note de H. QUÉRÉ parue en juin 1932 dans les Compte-rendus de la Société de Biologie : l’aldéhyde x bromo oenanthylique et l’aldhéhyde 8 bromcpropionique y étaient signalées comme arrêtant ia respiraiion des ferments acétiques à la concentration de N/4060, le premier de ces corps arrêtait même la croissance à N/50.200. Des expériences faites à la même époque, mais non publiées, avaient montré que ces deux aldéhydes arrétent la fermentation à la concentration N/2000. Quelques semaines plus tard SIMON, à Berlin, publiait que l’aldéhyde iodacétique arrête la fermentation alcoolique à la concentration N/1000. Cette étude a été reprise en 1933, par GENEvoIs et KIRRMANN : ils ont publié en mars que toutes les aldéhydes bromées ou iodées en «x arrêtent la fermentation alcoolique à la concentration N/1000 et cela, quel que soit le poids moléculaire de l’aldéhyde considérée. D’autre part, l’action inhibitrice de ces aldéhydes est sensiblement indépendante du pH du milieu. Le cas de l'acide bromoisovalérianique, inactif aux concentrations inférieures à N/50, alors que l’aldéhyde correspondante est très active à N/1000, est particulièrement frappant.

RUE deux caractères semblent prouver que le mécanisme d'action des aldéhydes est un peu différent du mécanisme de l’action des acides haiogénés. Dans le premier cas, le groupement actif est le groupement RCHBrCHO, actif quel que soit

R ; dans le second cas, le groupement actif est CH°BrCO°R, actif quel que soit R.

GENEvVOIS et KiRRMANN ont étudié de même en mars 1933, les acétones halogénées : la chloracétone est très peu active tandis que la iodacétone et la bromacétone sont actives à N/1600. L'action inhibitrice est encore complète à N/4000, elle est indépendante du pH. Les cellules ne sont pas tuées ; elles se montrent vivantes au rouge neutre après séjour de 24 heures dans la solution diluée d’acétone halogénée.

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