Divers acides gras bromés
LUNDSGAARD a étudié l’acide bromopropionique, et l’a trouvé beaucoup moins actif que l’acide bromacétique, j’ai réétudié ce corps, et vérifié qu’effectivement il est à peu près inactif à N/1000, mais qu’il est déjà actif à N/500, et qu’il inhibe généralement complètement à N/200. L’acide bromo isovalérianique est encore plus intéressant : il est à peu près complètement inactif par rapport à à l’acide bromacétique : il agit à N/50, c’est-à-dire à une concentration 100 fois plus élevée que l’acide bromacétique.
Il apparaît donc bien, de l’étude de ces deux corps, que Ja position « du brome ne suffit ‘pas à lui conférer une activité physiologique, qu’il faut que le brome soit placé à l’extrémité de la molécule en même temps ; lorqu’il est protégé par un groupe isopropyle comme dans le cas de l’acide bromoisovalérianique, il perd à peu près complètement toute activité.