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d'un érythème assez fort, s'étendant sur une zone égale à plusieurs centimètres autour du point d’application qui parait persister plusieurs mois.
Elle ne diffère que peu de celle qu'on obtient par divers autres procédés (sommation de piqûres, etc.), quoique plus constantes et se maintenant plus longtemps.
Lèpre.— Dans d’autres affections telle que la lèpre caractérisée également par une anesthésie limitée à certaines régions, M. Rehns a constaté le rétablissement des sensibilités. Ses résultats ont été des plus nets au niveau du front très fortement érythémateux, au bout du nez constamment blanchâtre, et la main déformée en griffe froide et cyanosée.
L'effet sur la sensibilité paraît ici avoir un peu devancé l’apparition des lésions radiodermiques, lesquelles à l'inverse de ce qu’on pourrait attendre exigeraient dans l’espèce des doses particulièrement intenses. À ce propos il est bon de noter que même chez des sujels anormaux, et pour des régions identiques, il y a des différences du simple au triple dans la dose de radium. Le rôle de lidiosyncrasie nié pour les rayons X, Kienbock et Holzknecht, est absolument évident, qu'il s'agisse d’eschare ou d’érythème à divers degrés.
Au congrès des médecins aliénistes et neurologistes de Pau du 1° au 9 août 1904. M. Foveau de Courmelles à rappelé que le radium comme les rayons X et ultra-violets, est un analgésique puissant.
| Depuis deux ans, avec des activités de 10.000, en application continue ou fragmentée, l'auteur a constaté l’action sédative sur la douleur, organique où cancéreuse, nerveuse ou névralgique. La suggesüon a été diminuée ou supprimée le plus possible, rien n'étant annoncé aux malades et l'application du radium succédant toujours à d’autres agents médicamenteux ou physiques qui s'étaient montrés impuissants. Certaines névralgies faciales bien éludiées, bien examinées électriquement, ont cédé plus ou moins rapidement, certaines avaient déjà été opérées (élongation ou section des nerfs) sans succès, de même une névralgie scialique, les douleurs en ceinture de deux ataxiques ont cédé pour un malade aux rayons X, pour l’autre au radium.
Les applications avec de faibles radioactivités du radium, en tube, pommades, certaines argiles naturelles, etc., étant pratiquées et peu intenses, il y a là un puissant analgésique à appliquer couramment en neurologie.
Goitre exophtalmique.—Dans d’autres affections, telles que le goitre exophtalmique, des essais on ‘été tentés. Robert Abbe a fait dans un cas l'essai du radium. Il s'agissait d’une femme de 31 ans, ayant toujours joui d’une santé parfaite, dont l'affection remontait à un an et demi, la tumeur thyroïdienne comprimant le larynx. On constatait également de l'exophtalmie, du tremblement musculaire et de l'accélération du pouls. Encouragé parles bons effets
observés sur un sarcome à cellules géantes, à l’inté-
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rieur duquel il avait introduit un tube de radium, Abbe fit une petite incision et inséra sous la peau un tube stérilisé, contenant 10 centigrammes de radium d'activité 300.000. On l'y laissa vingt-quatre heures; la plaie guérit et se cicatrisa rapidement. La malade fut fort améliorée et raconta qu'après un mois la glande avait diminué de volume. La glande se maintint à une hypertrophie médiocre, d’après les, photographies prises huit mois après le traitement.
Paralysie faciale. — M. Darier a obtenu égalcment des améliorations dans des cas de paralysie faciale. Il a fait des applications de radium dans des paralysies faciales d’origine récente, et a obtenu la guérison de l'affection dans l’espace de peu de jours. Le même procédé, employé dans des cas de paralysie faciale ancienne, a donné à l’auteur de bons résultats. M. Darier cite encore deux cas de névrose convulsive, dans laquelle les attaques se répétaient tous les jours chez un des sujets ; et trois et quatre fois par semaine chez l'autre malade. Les attaques ont disparu par application, sur les tempes, d’une capsule contenant un sel de radium. Le même auteur n’a pas obtenu d'amélioration dans un cas d’hémorragie intra-oculaire. Mais chez cette même malade présentant également des crises de nerfs trois à quatre fois par semaine, les crises nerveuses disparurent complètement à la suite des applications de radium.
Traitement des nœvi. — Dans les affections vascuaires, le radinm également semble avoir donné la
preuve de son activité. Dans des cas de nœævi, des essais tentés ont été favorables, le radium ayant une action élective sur les vaisseaux. Hartigan (British Journal of Dermatologie) a relaté l'observation d’une Jeune femme défigurée par un vaste nævus de la joue. Il employa deux échantillons de bromure de radium pur, chacun de 10 milligrammes, qui furent appliqués en neuf mois, en trente-neuf séances d’une demi-heure à une heure. Il fat très satisfait des résultats obtenus. M. Rehns a réussi également dans un cas de næ vus maternus du bras, large comme une pièce de 5 francs, en appliquant 10 milligrammes de bromure de radium pur, répartis sur un demicentimètre environ pendant une heure sur chaque point. Il y eut eschare au bout de trois semaines, et la p laie guérit très rapidement, sans autre traitement que des applications de vaseline boriquée, et laissa une très belle cicatrice. Eckstein a signalé le cas d’un enfant de cinq mois et demi, atteint de télangiectasie congénitale du dos de la main droite. Sur chaque point l’application dura huit mois, la petite boite contenant la substance radioactive était maintenue sur la peau de façon à la comprimer, l’ischémie ainsi réalisée devant, dans la pensée de l’auteur, favoriser l'action des rayons sur les vaisseaux vides de sang. Sur les pointsirradiés les vaisseaux ont complètement disparu et sont remplacés par une cicatrice superficielle blanche et lisse. Dans trois autres cas les résullats furent identiques. Spessmann également à obtenu des actions efficaces dans des cas de nævus.