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prise d'attaques de convulsions qui, si on laisse le tube en place deviennent de plus en plus fréquentes et la tuent au bout de douze à dix-huit heures. Des souris de trois à quatre mois traitées de la même façon meurent avec les mêmes symptômes en trois ou quatre jours, les souris âgées d’un an ne meurent qu'après six à dix jours. Trois cobayes de huit à douze jours qui ont porté pendant vingt-quatre à quarante-huit heures le même lube de radium sous la peau, au-dessus de la portion lombaire de la colonne vertébrale ont eu, au bout d’un à trois jours, le train de derrière complètement paralysé et ont succombé six à huit jours plus tard dans des convulsions analogues à celles des petites souris.
Des cobayes et des lapins adultes traités de la même façon ne présentaient pas de troubles nerveux immédiats, ils succombèrent néanmoins quelques semaines ou quelques mois plus tard. Un gros lapin adulte subit sur la dure-mère, après trépanation, une application de huit heures du même tube de radium. Pendant les deux jours qui ont suivi l’opération, il n’a présenté rien d’anormal, le troisième jour s’est déclarée une paralysie. Sur des larves d'insectes le même auteur a déterminé des paralysies dans leur mouvement au bout de vingt-quatre heures et la mort de ces êtres survient deux ou trois heures plus tard ; dans ce cas c’est encore le système nerveux qui semble le plus atteint. Dans toutes ces actions la paralysie et la mort semblent résulter d’une hémorragie
interne. Si l’on examine de près le cerveau et la
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moelle soumis aux rayonnements, on trouve les capillaires rompus et la substance nerveuse noyée dans du sang.
Les cellules nerveuses ne présentent aucune altération appréciable. Enfin M. Rehns a pratiqué par trépanation une brèche osseuse sur le crâne d'un lapin adulte, brèche qui lui a permis d'introduire un petit récipient et de faire agir directement le rayonnement sur la substance nerveuse cérébrale à travers la dure-mère. L'auteur a constaté que de telles applications peuvent durer jusqu’à deux heures sans qu’il s’ensuive aucun trouble passager ou persistant dans la santé de l'animal. La susceptibilité du système nerveux central aurayonnement de la nouvelle substance serait done, d’après l'auteur, bien moindre qu'on ne le laissait entendre.
Action sur l'utérus et le foie. — Concernant le radium aucune action théorique n’a encore été recherchée ; nous ne possédons sur cette question que des faits se rapportant à l’action des rayons X.