‹ Recherches sur l'anatomie comparée et le développement des ixodidésChapitre 9 sur 31 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

On sait que les glandes salivaires des Ixodes sont disposées en deux grappes volumineuses situées de chaque côté du corps et s'étendant jusqu'à la hauteur des stigmates.

Cette disposition n'est pas constante dans le groupe des Acariens. En général, chez les Métastig mates ^ les glandes salivaires sont très réduites ; il n'existe pas de glandes salivaires proprement dites chez les Oribatidse ; chez les Gamasidee Wingkler [1888 (a)'\ et MiGHAEL [1892 (b)] ont signalé' une très petite glande salivaire à fonction mal connue ; les Uropodidse sont probablement dépourvus de glandes salivaires, Michael n'en fait pas mention. Chez les Prostigmates au contraire, les glandes salivaires sont très développées; Sig Thor [1908] en signale jusqu'à sept différentes, de position et de forme variées.

Chez les Acariens inférieurs Tyroglyphides^ Sarcoptides^ Phytoptiaes^ les glandes salivaires sont peu développées et peutêtre partiellement dégradées par le parasitisme ; Sig Thor les homologue aux glandes réniformes des Prostigmates.

Chez les /icoc/iV/as la forme en grappe des glandes salivaires est très constante. Siebold[i846] chez Ixodes ricinus^ Ley- DiG [i855] chez Ixodes testudinis, Heller [i858] chez Argas persicus^ et Pagenstecher [1861 et 1862 (b)] chez Ixodes ricinuset Argas reflexus décrivent exactement la même forme en grappe de raisin et reconnaissent que les conduits des

glandes sont pourvus d'un fîl spiral qui, à première vue, pourrait les faire prendre pour des trachées.

Heller signale deux formes différentes dans les alvéoles des glandes : les unes situées vers le dehors parfaitement rondes, à cellules claires, plus ou moins granuleuses, les autres pïus en dedans, légèrement pédonculées en forme de poire, dont les cellules renferment un contenu foncé jaunâtre. Nous verrons plus loin que ces cellules piriformes sont tout à fait spéciales et diffèrent totalement par leur nature histologique des autres cellules glandulaires. Je les considère comme venimeuses, tandis que les autres seraient simplement salivaires.

Glandes salivaires. — Nordenskiold [iqoS] dans ses recherches histologiques sur les glandes salivaires distingue, dans chaque alvéole en forme de graine de raisin, deux sortes de cellules différentes ; les unes, placées vers l'embouchure du canal salivaire, rappellent les cellules à mucus des glandes à mucus des Vertébrés ; les autres, tapissant le fond de l'alvéole, sont analogues aux cellules à ferment.

Nordenskiold a également examiné les conduits salivaires formés par des cellules épithéliales, et rapporte le filament spirale à Fépithélium et non à la cuticule interne.

J'ai retrouvé comme Nordenskiold, dans chaque alvéole glandulaire, deux types d'éléments cellulaires.

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