GLANDULEUX
melons formés par un soulèvement de la muqueuse dans sa totalité, les coupes à la périphérie intéressent seulement la partie la plus externe des plis glanduleux ; à leur partie médiane, elles intéressent le derme muqueux, et enfin dans l'intervalle, les plis se trouvent sectionnés à des hauteurs diverses, de plus en plus profondément à mesure que l'on s'approche du centre de la coupe. On peut suivre de la sorte, la disposition des plis glanduleux au voisinage de leurs orifices, dans leur partie moyenne, et enfin dans leur partie tout à fait profonde.
Dans ces conditions, l'on remarque : 1° que tout à fait à la superficie, les plis glanduleux sont larges, le revêtement épithélial se poursuit dans une grande longueur suivant des lignes sinueuses. Ces lignes, après un certain trajet, se recourbent de diverses façons, se rédupliquent pour former des festons irréguliers, puis reviennent à leur point de départ. On voit de la sorte que non seulement il existe un système de plis longitudi naux, mais que ces plis longitudinaux sont coupés par des transversaux, de manière à constituer des fossettes irrégulières tapissées par l'épithélium. (Pl. II, %.7A).
A mesure que la section des plis glanduleux est faite plus profondément, l'on voit se régulariser le revêtement épithélial, la configuration de la fossette est de moins en moins sinueuse, tout à fait à la base enfin, la coupe est régulièrement circulaire et l'épithélium est disposé en couronne autour d'une véritable lumière. (Pl. II, fig.TB).
Ainsi, tandis que dans l'intestin les plis se réduisent à un siltonnement longitudinal plus ou moins entrecoupé,
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dans l'estomac, ils affectent la disposition de véritables fossettes larges et irrégulières au voisinage de la surface, infundibuliformes dans leur partie moyenne et enfin véritablement tubuleuses dans leur fond. L'ébauche de la glande intestinale est ainsi formée. On voit donc que cette glande est simplement constituée par une portion des éléments épithéliaux de la muqueuse invaginés et mis à part. 11 n'y a pas ici d'autre différenciation, la portion de l'épithélium, devenue glandulaire, reste identique à celle de la surface et composée, comme cette dernière, de cellules cylindriques à plateau, entre lesquelles sont intercalées des cellules à mucus affectant, la configuration que nous avons appelée lagéniforme.
Dans les plis glanduleux de certains poissons, il s'effectue cependant une différenciation particulière, mais qui n'a point pour but de modifier les éléments épithéliaux. Il s'agit ici simplement d'un mode curieux de multiplica tion delà surface de ces derniers. Chez la Chevaine commune, aussi bien dans l'intestin que dans l'estomac, l'épithélium des plis est disposé sur ces derniers d'une façon tout à fait particulière. D'un même point de la membrane fibreuse étalée régulièrement à la surface du pli, c'est-àdire ne formant pas elle-même de festons, on voit s'élever des groupes de cellules à plateau renfermant des cellules à mucus intercalaires. Ces groupes, arrivés au voisinage de la surface libre, s'écartent de façon à former une sorte d'éventail. La constitution de chacun de ces éventails est intéressante à étudier. Les cellules formant chaque éven tail sont disposées suivant un plan, de telle sorte que chacun des petits systèmes analogues à celui que nous venons de décrire, se succède à la surface du pli, à la