GG G LANDES GASTRIQUES
ment1. Les glandes gastriques forment de véritables lobules séparés par des cloisons de tissu conjonctif. Chaque lobule est formé par un grand nombre de tubes remplis de cellules granuleuses qui s'ouvrent tous, à diversehauteurs, dans un seul et même canal collecteur, garni de cellules à mucus. Ce canal collecteur affecte ordinairement une disposition légèrement excentrique par rapport au lobule entier. Il s'enfonce perpendiculairement à la surface de la muqueuse et se poursuit jusqu'au contact de la muscuïaris mucosse. Sur son trajet il reçoit les tubes tapissés de cellules granuleuses, qui s'insèrent sur lui à la façon des nervures secondaires d'une feuille pennée sur la nervure principale (pl. IV, fig. 18). Il est facile d'acquérir la preuve que, chez la Gistude, aucun des tubes contenant des cellules granuleuses ne s'ouvre directement à la surface ; cette dernière est, en effet, partout tapissée par des cellules à mucus, ainsi que le montre nettement l'imprégnation par l'argent. De même, les coupes tout à fait superficielles, parallèles à la surface, montrent tous les orifices des tubes glandulaires sectionnés, revêtus de cellules à mucus; ce n'est que sur les coupes intéressant la profondeur de la couche glandulaire, que l'on voit des tubes à cellules granuleuses, sectionnés en travers et disposés dans le lobule autour du tube collecteur qui occupe un côté de ce dernier.
Ainsi est constitué un véritable lobule, formé par les culs-de-sac remplis de cellules granuleuses groupées autour d'un long canal collecteur rempli de cellules à
1 Ce passage est le résumé de la Note sur la structure et la signification morphologique des glandes stomacales de la Cistude d'Europe, par MM. MoltaMaia et J. Renaut. (Archio. de phys., 18"S.'
DE LA CISTUDE JJ'EUKUl'K tl
mucus et dans lequel viennent successivement s'ouvrir les culs-de-sac chargés de cellules peptiques. Au voisinage du col de la glande, ces culs-de-sac sont courts et forment de véritables loges latérales, analogues à celles que Heidenhain décrivait dans l'estomac du Porc et qu'il considérait comme des diverticules destinés à loger les cellules de revêtement. Au fur et à mesure que l'on s'éloigne de l'orifice glandulaire, on conçoit que les tubes deviennent de plus en plus longs. En résumé, la glande de la Gistude offre le premier exemple d'une glande gastrique disposée en lobule. Dans ce lobule, les deux éléments, cellules granuleuses et cellules à mucus, sont disposés dans des tubes distincts, mais c'est le tube à mucus qui sert de collecteur à tous les autres, exactement de la même façon que chez certains oiseaux, tels que la Cresserelle ou le Traquet, la cavité collectrice est également constituée par une surface revêtue d'épithélium à mucus.
Jusqu'à présent, nous avons pu reconnaître dans la glande gastrique trois types morphologiques bien distincts :
i° La. glande en tube simple, soit entièrement remplie de cellules granuleuses jusqu'à son orifice qui, dans ce cas, s'ouvre toujours sur une surface revêtue de cellules à mucus, soit présentant réunies, dans un même cul-de-sac simple, les cellules à mucus et les cellules granuleuses ;
2° La glande gastrique multiftde, dans laquelle, sur un même tube collecteur sécrétant un mucus particulier, viennent s'insérer une série de culs-de-sac remplis de cellules granuleuses; l'ébauche de cette forme se voit dans certaines glandes de la Salamandre, et son type parlait se rencontre dans l' estomac de la Vipère ;