‹ Recherches sur l'anatomie générale comparée et la signification morphologique des glandes de la muqueuse intestinale et gastrique des animaux vertébrésChapitre 57 sur 71 · GLANDES EN GRAPPE · texte numérisé non relu

GLANDES EN GRAPPE

sont les cellules claires ou principales. Cette opinion ne résiste pas au fait anatomique que nous venons d'exposer.

Si maintenant nous sortons du domaine de la muqueuse gastro-intestinale et si nous examinons la structure de certaines glandes eu grappe très-différenciées, la question s'éclaire d'un jour nouveau. On sait que les glandes œsophagiennes et les glandes de Brunner sont disposées en lobules, à peu près à la façon des glandes salivaires. On sait de plus que ces glandes présentent des acini dont l'épithélium est formé par des cellules claires. Toutes ces cellules sont, dans leur constitution, identiques à celles qui tapissent la portion collectrice des glandes stomacales complexes de la Vipère ou des glandes plus simples de la Salamandre. Il n'existe dans ces acini aucune cellule granuleuse, intercalée aux cellules à mucus, ni disposée en forme de calotte ou de croissant. Les cellules granuleuses et les croissants ou calottes de Gianuzzi manquent absolument dans toutes les glandes qui ne sécrètent que du mucus.

Mais parmi les glandes salivaires, ou d'une façon plus générale, parmi les glandes acineuses, il en existe qui ne produisent absolument rien autre chose qu'un liquide aqueux. La parotide et la lacrymale de l'homme sont dans ce cas. Examinons la constitution de l'épithélium de leurs acini : cet épithélium est absolument constitué dans sa totalité par des cellules granuleuses identiques à celles qui tapissent le fond des culs-de-sac des glandes gastriques de la Salamandre, de la Grenouille, de l'Homme, etc. Les seules cellules à mucus que l'on rencontre dans la parotide, sont des cellules caiieiformes intercalées aux éléments épithéliaux de revêtement qui tapissent la face

Page 1