SI
Densité de NH® solide : 0,80 Densité de NH liquide: 0,63860 -134,0. 105 t
Point de fusion : -770 73 ++ 0,03.
Chaleurs de fusion r:
températures cal. /g —81,5° 83,7 —81,50 81,3 (Eucken)
Le coefficient de pression de la température de fusion est mis en relation avec r, T et la variation de volume par la formule de Clausius-Clapcyron :
da T T (v—v)
dp T Ici nous avons d’après ce qui précède :
T = 273,1 —77,7 = 195,4° 3,7 A litres-atm.
24.19 V liq. = 0,001585 litre V sol. — 0,00125 litre ar d’où : ———— — 0,01860 degré-atm.
dp La pression dans le tube à la température de fusion est la suivante, approximativement :
100 7AI 196 Ne nc rem NEO: QEIN.
— 52 ue
D'après cela l'élévation du point de fusion devait être de 1,860. C'est bien à peu près l'écart observé.
Les expériences ont été répétées plusieurs fois et les phénomènes étaient d’une reproductibilité parfaite. En guise de conclusion, aucun indice certain d’une combinaison de Ar et NH, n’a été relevé, même pas à 110 atm. et à la température de fusion de NH&. La différence des températures peut toujours s’expliquer par l'effet de la pression ; en tout cas la glace de NH dans le tube à Ar était blanche, indiquant que du gaz avait été mis en liberté, alors que la formation d'une combinaison en aurait probablement absorbée. Dans le même ordre d'idées la fusion se faisait sans dégagement de gaz.
ARGON — H°s
$ 19. — Donnons d abord les constantes physiques qui nous intéressent :
P. F. -830 EF. E .-60° T crit. +roo° p crit. - 90 atm.
HS attaque facilement le mercure, même à sec. Cette circonstance rend impossibles les essais dans l’appareil à compression, puisque c’est précisément au mercure qu'on comprime. Nous nous sommes donc borné à des expériences en tube fermé ; la technique et le mode opératoire étaient les mêmes que plus haut. FPS était préparé dans un appareil Kipp ; il barbottait
ne 53 =
dans l’eau, était séché au P205 puis condensé dans l’air
liquide et débarrassé des gaz permanents par évacuation.
Voici des données sur le remplissage :
19 tube témoin: rempli à H?S seul.
20 tube à H°S et argon:
Volume total: 0,55 cmÿ Ar: 75 cm° à 757 mm. Hg et 180.
FPS liq.: 0,05 cm environ.
Les deux tubes étaient observés dans le thermostat déjà décrit. On refroïdissait jusqu’à -100° par l’alcool. L'aspect des tubes différait beaucoup. Dans le tube témoin il y avait une belle glace transparente, tandis que celle de l’autre était blanche comme la neige. La congélation de H?S liquide au sein de l’argon s'était donc accompagnée d’un abondant dégagement de gaz. Le réchauffement se produisant lentement, la fusion avait lieu dans le tube témoin. La glace tombait au fond, indiquant qu’elle était plus lourde que le liquide. Puis, 1° plus haut, il y avait fusion dans l’autre tube, mais sans qu'il se formât de la mousse. Les grosses bulles qui montaient devaient être attribuées à l'occlusion mécanique du gaz. Mauvais signe pour la formation d’une combinaison, d’autant plus que la différence dans les points de fusion peut s'expliquer par l’action de la pression. On n’a pas de données numériques à ce sujet ; qualitativement on voit que la pression devait produire une élévation du point de fusion, car HS solide est plus lourd que HS liquide. Comme ordre de grandeur, un degré est acceptable ; la pression dans le tube était en effet :
0,55 — 0,05 760 20I comparable à celle qui régnait dans nos tubes remplis à l’'ammoniac.
La conclusion est négative ; à une centaine d’atmosphères, à la température de fusion de H?S il n'existe pas encore de combinaison avec l'argon. —
Il serait, intéressant d'essayer HF à son tour. Mais on n'y voit jusqu'à présent aucune possibilité.
— 98 atm. environ,
$ 20. — Les pressions de 100 atm. ne sont probablement pas assez élevées pour le but que nous nous étions proposé. Mais on ne pourra guère aller plus loin dans des tubes en verre Nous avons eu l’occasion d’observer que telle capillaire, qui supportait momentanément une pression de 250 atmosphères, n’en supportait pas 150 pendant un temps prolongé. Il devait y avoir des phénomènes de fatigue ; d’une façon générale on ne pouvait compter sur la solidité d’un tube, sous pression d’une façon permanente, que tant que les cent atmosphères n'étaient pas dépassées de beaucoup. A ce point de vue tous les verres se ressemblent ; le cristal ne se distingue pas beaucoup du verre de Thuringe.
L'épaisseur de paroi était de 4-5 mm. ; le diamètre intérieur de 1,5 mm. environ. C'était tout ce qu’on pouvait avoir de plus épais. D'ailleurs on a observé dans les manufactures de verre que la résistance ne croît pas proportionnellement à l'épaisseur. Lorsque cette dernière augmente, l'accroissement devient de plus en plus faïble et tout se passe comme si seules les couches superficielles, celles qui ont subi la trempe, assuraient la résistance. C’est fort probable après tout.