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DÉTERMINATION DANS UN MÉLANGE DES COREFS

co SENSIBLES | A LA LUMIÈRE

i. Matière et rayonnement. — Nous avons vu dans.

ne : l'introduction qu'il nous faudrait tout Hd abord chercher s'il est

d porte l'action du rayonnement. Et nous nous sommes demandé sa si, entre les radiations qui agissent et la matière qui se trans- | forme, il n'existe pas de relations permettant de découvrir la structure de celle-ci d'après la nature de celles-là. La réponse à cette question ne paraît pas douteuse, d’après Les conceptions actuelles. Les travaux les plus récents de Mac Lewis (1919), de Jean PerkiN (1918), de Jacques Ducraux (1919) montrent : quelles relations étroites unissent le rayonnement etla matière. Va La fréquence des radiations qui produisent une réaction donja ‘née est, semble-t-il, caractéristique de cette réaction ; la fréda quence de la ho conditionne les valences qu ‘elle peut rompre. Or il nous est possible de repérer en quelque sorte ces ruptures de valénces autrement que par des analyses chiniques. L'absorption de la lumière parait due aux mêmes électrons superficiels dés atomes que ceux qui conditionnent, la valence. On doit done s'attendre à trouver une relation directe entre la fréquence de la lumière active et son absorption par les corps réagissants.

La vérification aus imentale serait simple si les corps n'étaient sensibles qu à des fréquences comprises entre des limites étroites. On connaîtrait ainsi immédiatement la fréquence active, et l'examen du spectre d'absorption donnerait

ne possible, autrement que par l'analyse chimique, de repérer, dans un mélange qui se modifie à la lumière, les COFPS sur lesquels :

une réponse directe à la question posée. En réalité, la recherche des fréquences actives est plus délicate parce que les systèmes photochimiques réagissent à toute une série de radiàations, dont il faut découvrir celles qui onf l'activité maxima. | Nous devrons donc rappeler les données nécessaires à l'étude des relations entre la vitesse de réaction et la fréquence.

2. Denain dela susceptibilité photochimique.— Considérons une couche infiniment mince d’une substance sensible à la lumière et soumise au rayonnement de longueur d’onde À émis par une source monochromatique. On admet générale-

ment que la vitesse © de la transformation est Cu re

dla] puissance incidente P, du rayonneinent. On a donc :

dehe :

— == oP (1) La chi latte dé proportionnalité « # est une fonction de la écrentation c de la substance réagissante et de ST une transformation évolue suivant une réaction d'ordre ñ, ON aura :

an @ 4 Ecop, à &

La-constante & est ce que nous avons appelé /a susceptibilité photochimique de la réaction (V. Hexnr et R. Wunuser, 1913).

3. La loi qualitative d’absorption photochimique (Grorraus). — Relation entre la fréquence active et l'absorption. — Le problème posé est done de savoir quelle est la susceptibilité photochimique d’une réaction pour les différentes radiations, et s'il existe une relation entre ses variations et les pro- “priétés absorbantes des corps réagissants. =

On ne peut évidemment pas déterminer directement le coefficient c. En effet, la détermination de vitesse ne peut être effectuée que sur une quantité de substance d'épaisseur finie, à laquelle ne s'applique plus la relation (3), l'absorption de l'énergie ne devant plus être négligée. Les couches successives récevant des puissances PERS etc. , de plus en plus faibles, s ne pourra plus être étonné qu re une mesure de la constante d'absorption du système (fig. 1). ae :

6 ; BECHERCHES SUR L'ASSIMILATION CHLOROPHYLLIENNE

Avant de calculer la nouvelle relation applicable à une épaisseur finie, remarquons qu'en mesurant deux vitesses 7; et v, d'une réaction pour deux longueurs d'onde À, et À, on peut obtenir des renseignements qualitatifs sur les susceptibilités s, et 6,. Faisons tomber une certaine puissance de rayonnement de longueur d'onde à, sur. une cuve { et une même puissance de longueur d° onde ?, sur une cuve 2 contenant la même solution sous la même épaisseur que la cuve 1 (fig. I).

Fig.\l ve Pis Me

Une simple observation spectroscopique a montré, par exemple, que la solution exposée absorbe davantage les radiations À, que les radiations }, Dans toute l'épaisseur de la couche f, les intensités nee à sont inférieures aux, intensités correspondantes dans la cuve 2. Si donc ‘la susceptibilité 5, était, égale à la susceptibilité «,, on devrait trouver par dosage , < v. Or, “on sait depuis Grorraus (1818) que l’on constate au contraire l'inégalité inverse. Par exemple du chlorure d’or jaune exposé à la lumière du soleil est surtout sensible aux radiations bleues qu'il absorbe, bien que ces radiations soient dans la lumière du soleil moins intenses que les jaunes : la susceptibilité du chlorure d’or est donc plus grande pour Les radiations bleues, qu'il absorbe principalement, que pour les ‘autres radiations.

Ainsi, les régions de grande susceptibilité photochimique sont des régions de grande absorption, /es fréquences chimiquement actives correspondent à des bandes d'absorption. C'est ce que GRoTTRUS avait exprimé en somme dans la loi connue sous le nom de loi d'absorption photochimique : « ce sont les rayons de couleur complémentaire à la couleur d'un corps qui provoquent des actions chimiques dans ce COFPS ».

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