III. — Travail des actions extérieures
Nous admettrons que le travail virtuel dtâ^ des actions extérieures se compose de deux termes
(56) dG, = d(^,-¥-d^l.
Le premier est le travail de pressions appliquées en chaque point de la surface S qui limite le système dans son état actuel de déformation
id&, =z Ç(V^ix -h Py 3y + V^iz)dè,
Le second provient d'actions exercées sur chacun des éléments de masse du milieu» actions analogues à celles que ces éléments exercent les uns sur les autres. L'expression de ce travail sera donc de la forme
(58) rf6:= C{\cil^'iM'\'lcà^.)dni
J L\ ^1 ^1 (Ti ) dx "J
p. DUHEM.
Dans le cas où les actions extérieures sonl neçt^toniennes, ce terme se réduit à
dGl = Ax^d^ + Yeiti -*- Z^aÇ) dm.
Les diverses égalités que nous venons d'écrire nous fournissent, pour toute modification isothermique virtuelle » Tcxpression de
d(^^ — iâ •
Posons
I p ff| 0*1 ffj
i Cy = J (Lw + Lu) + ^ (L./ + L„) 4- fi (L., + L„),
P ^1 0*1 ff,
P 0*1 0*1 ff,
1 art, = Ç» (M., + Mu) + °J' (M,, + M,.) + ^ (M., 4- M,.),
i OIL^ = ^» (M,, 4- Mu) H- ^" (M,/ -h M,e) 4- "5- (M„ + M,e),
ioïL, ^ Jl (Mu + Mu)H- §^(M,, + M.e)+ ^ (M„-hM„).
i ^, = ^^ (Nw 4. Nu) + ^•'•^ (N„ -h N,,) + ^^ (N„ + N,e), P ^1 ^1 0",
i X^ = |l (N,, 4- Nu) + ^ (N,, 4- Nu) -h f-' (N„ 4- Nu), P ^1 ffi ffj
i Ot, = -*• (Nw + N..) + ^ (N,, + N,.) -t- ^ (N... + N„).
P O*! ff, ffj
Posons également
Ci = ei 4- Cl/ 4- Cu»
C, =: e, H- C,/ 4- Cu, C, := Ci 4- C,/ 4- f 3e» (j'i = /S'i -^ tf 1/ -+- Çio ff 3 = ê', 4- g,/ 4- (Ju,
UEGUERCHES SLR L ÉLASTICITÉ. 27
puis
•»i fàs\* /àsV,. /às\\. dz dz ^ dz dz ^ dz âz ^
I ^ày ds^ dy dz ,dyâz^ ^f^ Élu.^il\r p '~da da ''^ db db *^dc de *^\db dc'^ de db)'" , (dy ds dy ds\ (dy dz dy dz \
'^\d'eTa^TaTc)^*'^\^Tb^dbTa) •>»' \ ^ dz dx dz dx dz dx /dz dx dz dx\
p'-dià^^''^dbàb^*^ài'dS^*'*'\dbd^'^Tcdb)^'>' (dz dx dz dx\ (dz dx dz dx\
^\d^à^'^d^ 5?; J'"^ V^ db'^dbà^jy*' I dx dy dx dy ^ dx dy ^ (dx dy dx dy\ „
(dx dy dx dy\ „ (dx dy dx dy\ ^ \ '^\àc da^ da de) •" "*" \da db "*" db da) ^*'
En vertu des égalités (3o), ces égalités (61) et (62) nous donneront
(63) [ (e, + Cu+Cu)ôe, + (e,4-C«4-£„)ie. + (e,4-C,y4-C,«)ie,
+ (5'i + (fu + (fu)^yi+(<S'i+îlV+Çi.)«y»+ (5-1 + 5,/+ (ji.)ayi]rf»t = [NxD, + N^D, + N;,D, + aT,G,H-aTyG,+ aT,G,]<te,
dxa étant le volume de l'élément dm.
Arrêtons-nous un instant à cette égalité et aux égalités(6i) et (63).
Si les actions, tant intérieures qu'extérieures, sont newloniennes, les quantités C et g sont nulles; les grandeurs c,, Cj, c,, g,, g,, g, dépendent exclusivement de la température T au pointa;, y, z et des valeurs de e,, Ej, e,, Ym Ya» Y» au même point; celles-ci s'expriment, selon les égalités (8), en fonctions des dérivées partielles de ^, t], ^ par rapport à a, b, c, au point considéré; il en est de même, selon les égalités (2), de ^> ^> •••• Nous pouvons donc énoncer la proposition suivante :
Si les actions, tant intérieures qu'extérieures, auxquelles sont soumis
28 p. DUnEM.
les divers éléments du système, sont newtoniennes, les valeurs de N^., N^, N,, T^f Tyf T„ en chaque point et à chaque instant, s'expriment par les équations (62) en /onctions des valeurs de
ai de
du Ta'
de
dX, Te'
au même point et au même instant.
Cette proposition n est plus vraie lorsque les actions extérieures ou intérieures ne sont plus newtoniennes, car les quantités C et <^ dépendent alors non seulement de la déformation au voisinage du point considéré» mais encore de l*état de tout le système et des corps extérieurs à Tinstant/.
Dans ce cas général, les équations (40» (46), (53), (57), (58), (60), (61), (62) et (24) permettent d*écrire
(64) rfSe-3T'^= r(P,a$4-Pydr3 + P,dÇ)rfS