‹ Recherches sur l'électrométrieChapitre 11 sur 22 · TE —V · texte numérisé non relu

TE —V

et la différence des deux mesure donc sensiblement

2 C3 V (Vi — V3).

Si l’on fait cette mesure pour diverses positions de l’aiguille par rapport aux quadrants, on trouve en général pour

(V1 — 3) des valeurs qui varient de l’une à l’autre. J’ai, par exemple, observé sur une aiguille de mica argenté (1)

(1) Les observations ont porté surtout sur une aiguille très large (wE > ainsi choisie pour réaliser un couple géométrique faible avec une région de stabilité très étendue pour les mesures des couples; une telle aiguille ne tend pas, en effet, à se précipiter dans

les quadrants, plus larges qu’elle. L’argenture de cette aiguille était d’ailleurs assez terne et tachée.

RECHERCHES SUR L'ÉLECTROMÉTRIE. ph:

entre quadrants de bronze doré, pour'un déplacement angulaire total de 30°, des valeurs ainsi calculées pour (V3 —%,) qui variaient de — 5o millivolts à + 60 millivolts, pendant que les valeurs de (®3—"2) variaient de + 100 millivolts à — 20 millivolts. Ces résultats sont contradictoires et montrent la non-légitimité de notre hypothèse : la surface de l’un au moins des conducteurs n’est pas une surface équipotentielle. Les résultats de ce genre paraissent très fréquents; ils n’ont rien qui puisse étonner lorsqu'on observe les écarts entre les nombres consignés dans les mesures d’effet Volta sur divers échantillons d’un même métal. Ces variations peuvent se présenter d’un point à un autre d’une surface donnée; on doit les attendre très notables justement sur les aiguilles d'aluminium ou de mica argenté : l'aluminium, en effet, est beaucoup plus irrégulier que les autres métaux, et l’argenture du mica est difficilement homogène ; la fragilité même de ces aiguilles empêche d’ailleurs de les soumettre à des polissages énergiques.

33. Dans l’expression de l'énergie d’un champ on ne peut plus mettre en facteur les carrés des différences de potentiel entre les surfaces des conducteurs pris deux à deux, puisque ce ne sont plus des surfaces équipotentielles : la notion de coefficient d'influence mutuelle des deux conducteurs disparaît, et l’on pourrait tout au plus faire intervenir les coefficients d'influence mutuelle, en nombre infini, des éléments de surface les uns sur les autres. Mais nous pouvons écrire chaque couple effectif comme la somme du couple géométrique correspondant et d’un couple correctif, fonction de V et de Ÿ; par exemple, pour le couple qui attire l'aiguille vers les quadrants 1 dans le montage idiostatique, nous aurons

Ti (V)= 2 cha V4 Y1(V, 0).

Or, en changeant le signe de V on observe que F,(+ V)

est différent de T, (— V); le premier terme n’a pas changé; quant au second terme, si V ést très grand par rapport aux différences de potentiel de Volta, son changement se réduit, en première approximation à un simple changement de signe :

L'effet Volta modifie en effet de deux manières les forces qui sollicitent l’aiguille. S'il est uniforme, il laisse les lignes de force normales aux surfaces, changeant seulement leur distribution et l’intensité des tensions électrostatiques, mais on peut alors le compenser au moyen d’une petite différence de potentiel auxiliaire invariable, et nous n'avons pas besoin d’en tenir compte.

Quant aux petits gradients superficiels de potentiel, laissant aux tensions leur intensité moyenne, ils ont pour effet de les rendre un peu obliques sur la surface et réalisent ainsi des forces tangentielles qui changent de signe avec V; elles sont même sensiblement linéaires en V comme on peut s’en rendre compte approximativement : la ligne de force issue d’un point O de l'aiguille, où le potentiel est égal à zéro et invariable, partira suivant deux directions OM, et OM, très sensiblement symé-

M. lim, - dv We +dv B 0) A Fig. 13

iriques par rapport à la normale ON, suivant que lé quadrant opposé est à + V ou — V; en effet, elles sont normales aux surfaces équipotentielles + de ou —4r,

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