‹ Recherches sur l'emploi des sels neutres dans les analysis végétales, et application de ce procédé à l'opiumChapitre 2 sur 12 · IO · texte numérisé non relu

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d’un demi-degré le point d’ébullition de l’eau. Celles de muriate de soude à io° et de tartrate de potasse à 3o° , le portent à 82 degrés*, i’eau salée à 20°, et la solution de tartrate de potasse à 4o° l’élèvent jusqu’à 84- Enfin, s’il paraît y avoir encore quelque anomalie dans cette explication , pour le nitre qui élève le point d’ébullition de l’eau à 82° 1/2, et se colore autant que le muriate de soude à 5°, et pour le sulfate de magnésie qui l’élève à 8i° 1/2 et n’agit pas plus que le muriate de soude à 10, il est facile de s’en rendre compte en considérant que les sels peuvent aussi avoir une action dépendante de leur masse , et je crois que c’est ici le cas.

Pour donner plus de poids à ces raisonnemens j’ai pré» paré quatre solutions de muriate de soude ;

La première marquant. . .

La seconde .

La troisième .

Enfin la quatrième .

J’ai mis dans un cinquième

vase une quantité égale d eau

distillée. Dans chacune des liqueurs j’ai ajouté une quantité pareille de cochenille, et j’ai vu avec satisfaction que l’intensité des couleurs a suivi exactement la concentration des liqueurs. Depuis l’eau pure, jusqu’à la solution à 20° 9 la teinte allait toujours en décroissant.

Cette expérience décisive s’est trouvée confirmée par une autre non moins digne d’attention.

Ayant mis à évaporer la dissolution de muriate de soude saturée qui avait agi sur l’opium , j’ai observé qu’à peine l’évaporation avait commencé il se séparait déjà de la liqueur une matière comme résineuse qui nageait à la surface du liquide ou s’attàchait aux parois du vase.

En soumettant aussi à l’évaporation les dissolutions de sulfate de soude, de sulfate de magnésie et de nitrate de potasse , j’observai que ce phénomène ne se présentait que lorsque l’évaporation était déjà très-avancée, et m e-

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