CHAPITRE I
M. Desmoulins a constaté, sur un cerveau d’idiot , d’un hémisphère à l’autre , une différence de densité de 5 à 6/100'9.
D’expériences faites sur des cerveaux d’aliénés et d’individus dont l’intelligence était restée intacte jusqu’à la mort, Meckel' a cru pouvoir conclure que la pesanteur spécifique de la substance cérébrale est moindre chez les aliénés.
Ce fait, d’où Meckel tirait des inductions pour expliquer le délire, a été infirmé par les expériences de MM. Leuret et Mitivié.
Ces observateurs ont déterminé la pesanteur spécifique de vingt-huit cerveaux de femmes.
Ils ont obtenu les moyennes de densité suivantes :
Chez 4 femmes,
non aliénées.
id.
atteintes de délire aigu.
id.
id. de monomanie.
id.
id. de manie.
id.
id. de démence.
MM. Leuret et Mitivié ont conclu de leurs expériences que « Meckel s’est trompé en attribuant au cerveau des aliénés une pesanteur spécifique moindre que celle du cerveau des gens raisonnables ; ensuite que cette pesanteur spécifique ne fournit rien qui puisse aider à découvrir en quoi consiste l’altération du cerveau qui accompagne ou produit la folie. »
Ce que ces faits me paraissent surtout démontrer, c’est qu’il existe des différences de densité assez considérables dans la substance cérébrale, suivant les individus.
’ Recherches sur les causes de la folie, etc.