CHAPITRE VI
et le volume du cerveau augmentent en proportion du développement de l’intelligence.
11 précise même les parties sur lesquelles portent cette augmentation.
« A mesure , dit-il , que les facultés intellectuelles se » perfectionnent dans la série animale et chez les divers in- » dividus d’une meme espèce , on voit la masse cérébrale » croître en haut , en avant et sur les côtés , les hémis- » plières s’agrandir proportionnellement à l’égard des » parties inférieures de l’encéphale , et le cei'veau propre- » ment dit grossir comparativement au cervelet. »
Pour qu’un tel accroissement des hémisphères ne se traduisît pas par une augmentation analogue dans les observations de volume faites sur l’encéphale tout entier, il faudrait que les autres parties , moelle allongée et cervelet , éprouvassent coïncidemment une diminution , ce qui n’est ni supposable , ni réel.
On a vu que les limites de dimensions assignées au crâne, par Gall , comme indices de limites correspondantes dans le degré de l’intelligence, supposent le rapport de la masse du cerveau au développement des facultés. Aussi Gall1 affirme-t-il que « les sujets doués de facultés très- » distinguées ont, choses d’ailleurs égales , le cerveau plus » grand que ceux doués de facultés médiocres ; » proposition qui se trouve , il est vrai , restreinte dans la doctrine de Gall, comme il sera dit un peu plus loin.
Cette opinion sur le rapport de l’intelligence au volume du cerveau, mise en avant par les anciens, sans autre preuve qu’une observation superficielle, reçue de con-
1 Phys, du cen>.