CHAPITRE VI
fiance , puis fondée sur des considérations physiologiques et anatomiques de la plus haute valeur , se vérifie-t-elle dans l’observation individuelle ?
Les observations qui ont été faites sur le volume de la tête n’ont pas été très-favorables à cette opinion.
Les observations directes du volume de l’encéphale sontelles plus conformes à la loi ?
Les faits d’observation directe du volume de l’encéphale chez les hommes qui se sont fait remarquer par la puissance de leur intelligence , sont encore trop peu nombreux pour qu’on puisse en déduire une conclusion bien solide.
Baldinger affirme que le cerveau de Cromwell pesait six livres et un quart. Sœmmering regarde cette évaluation comme exagérée. Le crâne de Cromwell, qu’il a vu à Oxford , ne lui a pas paru d’une grandeur remarquable.
Ce poids réduit, en prenant la valeur la plus faible de la livre anglaise, équivaudrait à 2k 231.
Dans le Journal cle phrénologie d’Edimbourg, il est dit que le cerveau de Byron, sans enveloppes , pesait environ six livres médicales , c’est-àdire 2 k 238.
Le poids de l’encéphale de Cuvier a été trouvé égal à 1 k 829, celui de Dupuytren à 1 k 436.
En admettant que les évaluations de poids pour Cromwell et pour Byron aient été exagérées , il est difficile de douter que l’encéphale de ces deux grands hommes n’eût des proportions au-dessus de la mesure commune. Le fait est démontré pour Cuvier et Dupuytren , pour lesquels un poids authentique dépasse la moyenne de quantités considérables.
Ces faits sont de nouvelles probabilités, sinon des preuves, en faveur de l’opinion qui accorde à la quantité