‹ Recherches sur l'encéphaleChapitre 94 sur 111 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

de matière cérébrale organisée une influence sur la puissance intellectuelle.

Si maintenant , dans l’appréciation de cette influence , on veut tenir compte, comme l’a fait Gall, de ce fait important et fondamental , à savoir : que ce n’est pas la masse encéphalique tout entière , mais une partie seulement de cette masse qui est affectée comme organe à la pensée ; si surtout on admet avec Gall que cette partie de l’encéphale, affectée à l’intelligence et au moral , se subdivise en autant d’organes qu’il y a de facultés fondamentales , on arrivera facilement à concevoir que le volume de la masse encéphalique entière ne peut être absolument en rapport avec l’intensité de l’intelligence , et ne peut être considéré comme une mesure certaine et rigoureuse de cette intensité.

On comprendra que le volume même de la portion de l’encéphale spécialement affectée aux facultés intellectuelles et morales, pour être jugé dans son rapport avec l’intensité de la fonction , devrait être décomposé en volumes de ses éléments organiques, comme l’intelligence en Intensités de ses éléments fonctionnels.

Ainsi s’expliquerait , et c’est l’explication de Gall , comment des masses inégales de matière cérébrale organisée peuvent également correspondre à des facultés intellectuelles et morales remarquables, la masse totale n’exprimant qu’une somme d’organes , et l’intensité de chaque faculté étant en raison de la masse de chacun des organes composants.

Malgré d’apparentes exceptions , la grande loi physiolologique du rapport de la masse organique à la force fonctionnelle se maintiendrait en ce qui concerne l’intelligence, ces exceptions tenant à ce qu’on aurait cherché le

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