CHAPITRE VI
rapport là où il ne doit que secondairement exister, et à ce qu’on neseraitpas, au moyen d’une analyse suffisante, arrivé jusqu’aux termes réels du rapport, l’organe et la fonction. Il me suffit d’avoir ici indiqué ces vues de la doctrine physiologique de Gall, dont la vérification scientifique n’est que préparée par ce mémoire , et ne peut être faite d’une manière complète et rigoureuse qu’au moyen de l’appréciation du volume dans les différentes parties de l’encéphale, appréciation qui me paraît ne pouvoir être séparée de celle de la forme et de la structure.
Il est enfin un autre mode d’appréciation du rapport de l’encéphale à l’intelligence qui, sans infirmer la doctrine de Gall , sans ôter leur valeur aux autres évaluations , paraît d’une application plus rigoureuse , en ce qu’il porterait sur le principal élément matériel de la fonction.
C’est celui qui consiste à substituer à l’un des termes du rapport l’étendue de la surface , au lieu de la grandeur du volume.
Ce mode d’appréciation a conduit MM. Desmoulins et Magendie à formuler cette loi 1 :
« Le nombre et la perfection des facultés intellectuelles, » dans la série des espèces et dans les individus de la même » espèce, sont en proportion de l’étendue des surfaces cé- » rébrales. »
L’étendue des surfaces cérébrales est en raison composée de la grandeur du cerveau, du nombre et de la profondeur des circonvolutions. Mais de ces éléments, celui qui a le plus d’influence , c’est l’état des circonvolutions.
1 Anal, du syst. nerv.