‹ Recherches sur l'epuration biologique et chimique des eaux d'egout effectuées à l'Institut Pasteur et Lille et à la station experimentale de la MadeleineChapitre 139 sur 173 · MOYENNES · texte numérisé non relu

MOYENNES

OXYGÈNE absorbé

Elt l HEURES

OXYGÈNE absorbé

EN 3 MINITIS

POrVOIR BÉDtCTEUR

ÉVALUI^. PAR l/lODB

et oxprimé en hydrog{;no sulfuré

avant incubation

apK-s incubation

avant incubation

après incubation

i** Semaine . . .

On voit que ces méthodes n'ont pas donné toujours des résultats rigoureusement comparables. Cependant, pour les déterminations après incubation, dans Tune comme dans l'autre, on peut constater une diminution notable.

Il ne nous paraît pas qu'on doive, actuellement du moins, préférer la méthode proposée par Ed. Bonjean aux méthodes au permanganate, pour cette raison surtout que ces dernières permettent de comparer les résultats obtenus avec ceux des installations anglaises. En outre, comme elles fournissent des nombres plus forts, elles rendent les écarts plus facilement consta tables.

Détermination de la putrescibilité des eaux résiduaires

ÉPURÉES, PAR LA MÉTHODE DE R. WeLDERT ET KaTE

RonLicH (').

La méthode employée le plus souvent pour la détermination de la putrescibilité des eaux résiduaires épurées par les procédés biologiques est celle de Thumm^ qui consiste à rechercher, au moyen de papier d'acétate de plomb, la formation d'hydrogène sulfuré libre dans un échantillon d'eau maintenu pendant 10 jours à 22 degrés. Cette méthode a le grave inconvénient de demander un temps trop considérable; pendant la durée de la recherche, les cours d'eaux qui reçoivent les eaux épurées peuvent être contaminées fortement

(') Mitth, ans der Kônigl. PnifiingsanstaH fiir Wasserversorgung n. Abivâsserscitigxing zu Berlin, 1907 Heft 10.

avant que l'analyse ait donné les indications nécessaires. En outre, l'emploi du papier d'acétate de plomb est peu commode.

Les auteurs ont avantageusement modifié cette méthode. La température d'incubation a été fixée à 37 degrés au lieu de 22 degrés; dans ces conditions, l'hydrogène sulfuré, reconnu au moyen de l'acétate de plomb, apparaît au bout de 24 heures dans les deux tiers des échantillons encore putrescibles, et au bout de 72 heures dans tous ces échantillons, tandis qu'il n'apparaît, à 22 degrés, que dans un dixième des mêmes échantillons au bout de 24 heures, et dans tous ces échantillons seulement au bout de dix jours. L'expérience est donc beaucoup plus rapide à 37 degrés.

Les auteurs ont constaté en outre que, pratiquement, on peut substituer à la recherche de l'hydrogène sulfuré libre, celle de l'hydrogène sulfuré total, libre et combiné, sans avoir rien à changer dans les conclusions pratiques à tirer de l'analyse.

Au lieu de la réaction à l'acétate de plomb, les auteurs emploient la réaction de Caro au bleu de méthylène. Cette réaction est basée sur ce fait que la p-Amidodiméthylaniline [dimé' thyl'paraphényltnediamine) en solution acide donne avec le perchlorure de fer en présence d'hydrogène sulfuré une matière colorante bleue, le bleu de méthylène. Cette réaction permet de retrouver jusqu'à 56 milligrammes d'hydrogène sulfuré par litre, et elle indique à la fois l'hydrogène sulfuré libre et l'hydrogène sulfuré combiné. Les auteurs emploient cette réaction de la façon suivante : on prépare une solution en dissolvant 1 gramme de p-amidodiméthylaniline dans 300 centimètres cubes d'acide chlorhydrique à \ ,19 de densité; on y ajoute 100 centimètres cubes d'une solution à 1 pour 100 de perchlorure de fer. Le mélange se colore légèrement en brun quand on le chauffe un peu, mais il reste clair et se conserve très longtemps si on a soin de le placer dans des bouteilles brunes et à l'obscurité. Le réactif s'utilise en faisant couler, dans 10 centimètres cubes d'eau à examiner, 3 centimètres cubes de réactif, et en agitant : la coloration apparaît aussitôt ou après quelques minutes. Elle est jaune verdâtre pour les doses de 0,5 à 1 milligramme d'hydrogène sulfuré par litre,

verdâtre pour les doses de 1 à 3 milligrammes, vert bleuâtre pour les doses de 3 à 6 milligrammes, bleu-verdâlre pour les doses de 6 à 125 milligrammes, et bleues pour les doses supérieures à 125 milligrammes.

En reprenant avec ce réactif la recherche de l'hydrogène sulfuré dans les eaux résiduaires épurées et en plaçant les échantillons à 37 degrés, les auteurs ont pu constater que l'hydrogène sulfuré peut être décelé au bout de 24 heures dans 98 pour 100 des échantillons putrescibles, tandis qu'il faut attendre 72 heures si on fait la recherche à Tacétate de plomb. La méthode permet donc d'avoir des résultats rapides et exacts : il suffit de placer les échantillons à 37 degrés et de les éprouver au bout de 24 heures au moyen de la réaction de Caro,

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