TRAITEMENT DES EAUX DÉGOÛT DANS LES PAYS CHAUDS
Selon le Major Ernest Roberts, les eaux doivent être traitées d'abord dans des fosses sepliques ou par filtration de bas en haut, puis par lits bactériens et enfin par irrigation sur la terre arable.
Il faut prévoir les circonstances où il peut y avoir danger de contamination microbienne parle rejet des effluents épurés dans les cours d'eau ; on doit alors les stériliser. G. Fowler recommande l'emploi du chlorure de chaux, qui, dit-il, ne peut être nuisible aux poissons, si on prend la précaution de retenir les eaux traitées pendant 2 heures dans un bassin. Le soleil a vite fait disparaître tout le chlore actif.
On a fait dans l'Inde un certain nombre de petites installations de traitement des eaux vannes et, dans la plupart des cas, l'épuration a été inférieure à celle obtenue en Angleterre. Heureusement, presque partout, on pouvait disposer de terrains suffisants pour parfaire l'épuration. Avec ce double traitement on obtient l'élimination de 90 à 99 pour 100 des bactéries intestinales. Les imperfections biologiques de ces installations peuvent être attribuées surtout aux conditions défectueuses de fonctionnement dues au manque de surveillance, et à la grande concentration des eaux à traiter. De plus, dans quelques cas, le volume des eaux et leur composition ont subi des variations qui n'avaient pas été prévues.
Les difficultés rencontrées dans le traitement biologique des eaux vannes résultent généralement de vices de construction des lits bactériens. L'épuration par ces derniers permet d'obtenir un effluent d'une grande pureté chimique, mais ne donne pas une sécurité absolue en ce qui concerne la dissémination des maladies infectieuses. Par le passage des eaux dans les fosses septiques couvertes on obtient la destruction des matières solides et l'effluent peut être utiliséen irrigation sur lesol, sans subir de traitement sur lits bactériens. La suppression de ces lits simplifierait beaucoup le problème de Tépuration en diminuant le coût de l'installation et en réduisant la surveillance. Des essais entrepris dans l'Afrique du Sud (Hôpital de Pre^orm), basés sur celte méthode de traitement, ont donné de bons résultats sans causer aucune nuisance. Mais une autre installation à Pretoria, construite par l'administration militaire, a donné de mauvais résultats et on a reconnu
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que les fosses sep tiques étaient de capacité trop réduite. Rappelons en terminant que, lorsqu'il s'agit d'épurer les eaux d'égout en pays chauds, quelle que soit la méthode employée, on doit se préoccuper d'éviter avec le plus grand soin la pullulation des mouches et des moustiques dont le rôle est capital dans la propagation d'un grand nombre de maladies contagieuses, microbiennes ou parasitaires (paludisme, fièvre jaune, choléra, dysenterie, vers intestinaux, etc.). Il importe donc au plus haut point, soit de garnir la surface des fosses sepliques ouvertes et leurs canaux de déversement avec des grillages en toile métallique fine, soit de retenir constamment, au moyen de lames plongeantes, sur l'eau de ces fosses et de ces canaux une mince couche d'huile minérale ou de pétrole brut. Les lits bactériens ou les terrains d'épandage devront être éloignés d'au moins 300 mètres de toute habitation et entourés d'arbres et d arbustes à feuillage dense. Enfin, dans les villes et dans chaque immeuble, les regards de visite deségouts et les tuyaux d'aération seront également protégés par des toiles métalliques fines.