‹ Recherches sur l'état de la médecine durant la période primitive de l'histoire des IndousChapitre 5 sur 15 · DES MALADIES ET DES PRATIQUES MÉDICALES · texte numérisé non relu

DES MALADIES ET DES PRATIQUES MÉDICALES

Jusqu’ici, nous n’avons rencontré qu’un nom de maladie, celui de la lèpre (V. p. 10) ; mais nous pouvons encore en signaler deux, d’abord la consomption ou phthisie ( Raddjayakchma ), pour laquelle on implore le secours d’Agni et d’Indra (1), puis, si nous ne nous trompons, une allusion allégorique à l’efTusion de sang (dournaman) qm accompagne l’avortement (2). Enfin, il y a quelques passages qui se rapportent à la piqûre des serpents ou autres bêtes venimeuses (3), piqûre très-redoutée des Aryas, qui voient du venin partout, contre laquelle il existe plusieurs conjurations, et dont les médecins, dans les siècles postérieurs, s’attachent particulièrement à combattre les conséquences fatales. Aussi, les meilleurs médecins, comme on le voit au temps d’Alexandre, étaient ceux qui se montraient les plus habiles dans le traitement des morsures venimeuses. Peut-être pourrions-nous trouver dans cette crainte des serpents les origines reculées du serpent d’Esculape; ce qui serait un souvenir des légitimes préoccupations de nos ancêtres, car les serpents sont répandus à profusion dans l’Inde et dans les pays avoisinants (4).

On n’a pas besoin d’insister pour montrer que, dans cette médecine, tout est indécis, indéterminé,enveloppé de symboles; que les dieux (j’entends ce mot à la façon des Indous) y jouaient le principal rôle, et que c’est bien là le caractère des époques primitives chez les peuples qui doivent arriver plus tard à un certain degré de civilisation et non pas rester dans les ténèbres de la barbarie, comme sont les sau-

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