LES MÉDECINS ET LA MAGIE
C’est seulement dans une des sections les plus récentes du Rig- Vida qu’on | rencontre un passage qui peut se rapporter aux vrais médecins. Le poëte, s’adres-1 sant à Soma, s’écrie, dans un hymne qui rappelle certains mouvements de la poésijJ élégiaque grecque : « Nos vœux sont variés, les œuvres des hommes sont diverses * ] le charron veut du bois, le médecin une m,aladie, le prêtre des libations ( 6)1
Dans la septième, et surtout dans la huitième section du Rig-Véda, on voit apparaître la magie ou les opérations artificieuses et trompeuses ( déceptive , Wilson):- 1 mais non pas encore la magie qui usurpe les droits de la médecine. Il y en a de I deux sortes : la bonne et la mauvaise; la bonne à laquelle président les dieux (7|1 et qui sert à combattre la mauvaise, celle des Racleasas et des Souras ( 8 ). Mais e’est- l surtout dans VAÏharva-Yéda que nous voyons la magie, ou du moins les jongleries ! sacerdotales (c’est-à-dire les imprécations et les actes conjuratoires, w. lieu de la simple prière confiante et résignée), intervenir pour le traitement des maladies (9).
(1) V, IV, 19; 1.-V, IV, 20; 1.—VI, IV, 3; II.- VII, IV, 7; 43. - VII, IV, 6; 16.-V,I, 13; 2.- Cf. VII, iv, 6; 16. — Vil, ni, 10; 1, Par l’ensemble de ses vertus, le Soma liqueur, et déification de cette liqueur, semble un rèmede tantôt physique, tantôt moral, tantôt naturel et tantôt surnaturel.
, (2) VIII, v, 6; 10 : Les vaches du sacrifice (c’est-à-dire les libations) sont un remède utile. — Voy. sur les sens multiples de ce mot vache, Langlois, t. I, p. 249, note 36 ; Pictet, Origines indo-europ., 2" partie, p. 57-73; et surtout Benfey, Gloss, du Sdma-Véda; Leipzig, 1848. Voce gô.
(3) II, i, 1; 5 .[White-tindedskin, Wilson.)
(4j VIII, h, 2; 12. (Les maladies, l’impiété, la jalousie, l’avarice.) — Cf. VI, iv, 11; 5.